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Domaine Saladin : 36-15 qui n’en veut ?

December 11th, 2011

Capture d'écran, Les Deschiens, Monsieur Saladin et François MorelQui dit Saladin, dit Deschiens. Qui dit Deschiens, dit Minitel. Qui dit Minitel, dit rose 36-15. Qui dit 36-15, dit Ulla Qui n’en veut? Et voilà un chapeau un peu percé pour démarrer cette chronique sur le Domaine Saladin, mais on est dimanche matin. Non mééé. Sinon y’a 36-15 RVF.

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Filled Under: chroniques oenophiles

Pervenche met Bordeaux à l’amende

capture d'écran du site http://clospuyarnaud.comOuf ! Il reste encore à Bordeaux des vignerons qui font du vin avec du raisin ! Je dirais même plus, il semblerait même qu’il y ait un retour au raisin à Bordeaux! La Parkermania aurait-elle vécu ? À en boire les nombreux flacons dégustés ces derniers temps, boisés démentiels, extractions saturées et arômes caramel perdent de leur superbe. En témoigne cette Pervenche 2010 de Thierry Valette, au Clos Puy Arnaud, qui siffle l’arrêt d’un style suranné.

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7 December 2011

Zelja la belle Serbe

ana-ivanovicLe monde du vin est formidable ! Royaume de la convivialité et du partage, il permet également de faire une multitude de rencontres plus surprenantes les unes que les autres. Dernière rencontre en date, une jolie brune Serbe, répondant au doux prénom de Zelja. Élégante, pas farouche et encore moins acerbe, Zelja m’inspira de suite ces superbes paysages de Serbie, cette culture flamboyante et la gentillesse de certains de ces feu-dirigeants politiques.

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La métaphore de la femme objet oenologique est éprouvée depuis bien longtemps. Mais avec un prénom pareil, Zelja, je n’allais pas faire dans le Djokovic et encore moins dans le Milosevic. Ne me restait plus alors qu’Emir Kusturica, qui, bien qu’excellent réalisateur, ne m’inspira guère plus que cela non plus. Allez savoir pourquoi.

Derrière cette merveille de Zelja se cachent deux vignerons, Cyrille Bongiraud et Estelle Germain que l’intuition guide vers l’Europe de l’Est au début des années 2000, à la recherche de grands terroirs viticoles qui avaient dû être oubliés sous l’ère communiste. Après avoir sillonné la Roumanie et la Bulgarie, c’est en Serbie qu’ils s’installent, pour la simple et bonne raison qu’il font l’extraordinaire découverte de trois villages entièrement dédiés au vin, et ce depuis le IIIème siècle : 300 caves en tuffes calcaires semie-enterrées et pas une seule habitation. Même pas un cour de tennis. capture-de28099ecran-2011-12-06-a-101952

Une aubaine donc pour ce couple de français ayant une seule idée en tête, faire leur propre vin. Quelques années en arrière, à l’âge de trente ans, Cyrille Bongiraud décide de changer de vie et de suivre des cours de viticulture à Beaune, au CFPPA. C’est là, en 1999, qu’il rencontre Estelle Germain, fille du vigneron du Château de Chorey-lès-Beaune. D’abord, Cyrille s’intègre à la vie bourguignonne en créant notamment le Groupement d’Etudes et de Suivi des Terroirs (GEST) après avoir fait le constat que les vignerons avaient perdu la maîtrise de leurs vignes en suivant les seuls conseils des techniciens qui leur vendaient les produits phytosanitaires.

Auparavant, pendant 10 ans, Cyrille étudie de près les sols viticoles de la Bourgogne, d’Alsace, et du sud de la France. Il se rend même en Italie, en Espagne et en Oregon (USA) pour y analyser des sols. A cette époque Cyrille conseille également 200 domaines viticoles français. Un objectif: préserver les sols et les terroirs, faire que chaque vin garde son origine, sa typicité et qu’il n’oublie jamais ses racines. Voilà qui nous donne une idée de la façon dont sont conduites leurs vignes à Roglievo. D’ailleurs, pour respecter les normes de l’Association des Vins Naturels (l’AVN), les vins ne reçoivent aucun additif dans les chais et ne sont que très peu soufrés.

36-15-zelja2Et cette fameuse Zelja dans tout ça, vous demandez-vous? Comme un fait exprès, Zelja veut dire “désir”. Comment alors ne pas se laisser envouter par de tels parfums, une telle robe et surtout une telle bouche ?  Élaborée avec un “Gamay manchot petit grain”, Zelja est réalisée à partir d’une macération carbonique, technique qui consiste à mettre les grappes entières, non éraflées et non foulées, dans une cuve hermétique saturée de dioxyde de carbone. Il se produit alors une fermentation intra-cellulaire. Le but : arômes gourmands, acidité et présence de tanin réduite.

Cuvée Merlin 2009 se montre en effet dense et coquine gourmande lorsque l’on promène son nez autour d’elle. Elle annonce beaucoup de fruité, mais aussi des notes légèrement fumées et herbacées. Zelja se love littéralement en bouche. Parée de jambes longilignes, d’étoffes suaves et de courbes élégantes, elle dévoile finesse, gourmandise et sensualité dans une longueur infinie et ponctuée par des notes de cuir qui claquent mais font un bien fou. En un mot, Zelja procure un plaisir immense, notamment avec cette poigne qui la caractérise et sa capacité à vous faire atteindre des sommets pour la modique somme de 30€ (en liquide de préférence), et en l’espace de quelques minutes seulement.

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Tanja 2009
Negotinska Krajna Timok
Cyrille Bongiraud et Estelle Germain
Site Internet, cliquez ici.
c.bongiraud@gmail.com
+33 (0)6.77.68.49.64

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6 December 2011

La Roumanie manie le Rouge

nadia_comaneci_3En Roumanie, on ne construit pas que des Dacia! Figurez-vous qu’on y assemble aussi des cépages. Le 22 octobre dernier, à l’occasion d’une dégustation à la chaîne réunissant une centaine de modèles dits atypiques et organisée par Autrement Vin, à Paris, l’occasion me fut donnée de m’installer au volant du Clos des Colombes 2010. Une jolie carrosserie. Read more…

3 December 2011

Belluard, Berlioz et Lucas : les 3 Savoyards

3-savoyardsLa France du Vin surfe sur une avalanche de clichés plus invraisemblables les uns que les autres. Celui laissant entendre que les vins de Savoie sont de piètres rouges ou blancs tout bons à boire avec la raclette ou la tartiflette (pendant les vacances au ski tant qu’à faire) mérite qu’on le jette dans une crevasse ou du haut des Grandes Jorasses. Il suffit de gouter les vins des Belluard, Berlioz et Lucas tant ces derniers atteignent des sommets de qualité. En espérant que cette chronique ait un effet boule de neige. Read more…

30 November 2011

Vignerons Indépendants 2011 Paris

capture-de28099ecran-2011-11-11-a-122605Après Lille et Lyon, place à Paris ! Je les ai regardés, parfois contemplés, je les ai sentis, parfois respirés, je les ai goûtés, parfois avalés, adorés : voici mon Top 100 parmi une kyrielle de 500 et quelques échantillons dégustés au siège des Vignerons Indépendants de France, à l’occasion du Salon de Paris, Porte de Versailles, du 24 au 28 novembre 2011.

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SALON DES VIGNERONS INDÉPENDANTS DE PARIS

Porte de Versailles, du 24 au 28 novembre 2011

LES PRÉFÉRÉS DE VINSURVIN

Vins classés par ordre alphabétique des stands

Pour bien déguster, respecter cet ordre : blancs secs, effervescents, rosés, rouges, liquoreux, alcools.

Déguster, c’est recracher !

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ALSACE-BLANCS

FRANÇOIS SCHWACH ET FILS, Alsace, Riesling Muehlforst, 2009 (A6 ; 7,90 €). J’ai apprécié ce nez champignonné mêlé à des pointes citronnées, florales et un fruit jaune qui s’invite sans se presser. La bouche dévoile d’entrée beaucoup de puissance et de densité. Poivre et fruits s’accordent à merveille. Un vin homogène et bien équilibré.

DOMAINE EDMONT RENTZ, Alsace, Gewurztraminer - Lieu-dit Rotenberg, 2009 (A61 ; 10,40 €). Superbe ce nez de champignon, de sous-bois, de feuilles mortes, de noisette. Sa bouche est savamment équilibrée entre légèreté et puissance. Litchi, pétale de rose, pot pourri : j’aime beaucoup le côté précieux, dandy, de ce gewurzt.

DOMAINE STENZ-BUECHER, Alsace, Riesling - Ortel, 2008 (B56 ; 12 €). Des notes confiturées, de raisin sec et de pin rendent le nez complexe et surtout très avenant. La bouche se régale de ces beaux arômes de fruits blancs mûrs et frais auxquels une belle acidité donnent beaucoup d’allure.

DOMAINE MITTNACHT FRÈRES, Gewurztraminer - Les Terres Blanches, 2010 (B17 ; 10,45 €). J’aime beaucoup ce nez aérien et ample qui s’affiche d’entrée. C’est frais, tranchant, sans artifice. La bouche est elle aussi très rafraichissante, citronnée et salivante. Un vin de soif !

JEAN-LOUIS ET FABIENNE MANN, Alsace, Fabienne et Jean-Louis, 2008 (E2 ; 15,60 €). Il faut s’attarder sur la couleur de ce riesling, d’un doré fin et éclatant. Le nez est frais, net et aérien et annonce de la profondeur et beaucoup d’esprit. Le fruit se montre gras et perçant après aération, associé à des notes de miel et de forêt. En bouche, c’est pain d’épice, ananas, mangue, le tout soutenu par une minéralité sans concession. La bouche se montre gourmande, pleine et étirée. Un vin éminemment bien fait, à boire dans les 5 ans.

WISCHLEN, Alsace, Vendanges Tardives - Gewurztraminer, 2007 (G10 ; 16 €). Sa robe est brillante, pure, avec des reflets or. Le nez est très avenant : des arômes de baies vigoureuses et élégantes. Le fruit se montre rond et savoureux en bouche. La finale est poivrée, dynamique. Une grande maîtrise de la part du vigneron.

HENRI GSELL, Alsace Grand Cru Eichberg, Sélection de Grains Nobles, 2007, Liquoreux (G 42 ; 26,80€). Quelle vigueur au nez ! Et puis ces notes de violette et de genêt qui forment comme un sucré/amer sont assez bluffantes. La matière en bouche est nette et l’accord fruit confituré/fraicheur fait un tabac. Beaucoup de constance, de présence et de finesse. Super.

BERNHARD-REIBEL, Sylvaner, 2010 (H21 ; 6€). Le nez est herbacé, floral et d’une certaine complexité. Avenant, vif et poivré, il possède des arômes bien à lui. La bouche est fine, élégante, aérienne, très florale et s’exprime longuement en bouche. Un très joli vin et un excellent rapport qualité-prix.

AUDREY ET CHRISTIAN BINNER; Alsace; Riesling Vignoble de Katzenthal; 2009 (H 59 ; 11,50€). J’ai adoré le côté oxydé de ce riesling et ce nez confituré (mirabelle, abricot, raisin sec). Vive et agrumée, la bouche dévoile des notes de pommes, de lies de vin. Puissant, vif et tranchant avec cette belle oxydation. Un vin à gouter, juste par curiosité… pour commencer !

BAUMANN ZIRGEL, Riesling-Streng, 2009 (L5 ; 9,90 €). Sa couleur est chatoyante ! Le nez révèle un fruit net, frais, cueilli à terme. Reine claude et nectarine affluent au nez. En bouche, le fruit révèle toute sa jeunesse. Ne demandant qu’à flamber, on attendra un couple d’année pour vraiment en profiter, mais c’est prometteur. De très belles acidités, des agrumes juteux, de la puissance et surtout un vin déjà très étiré. Tout cela pour moins de 10€.

DOMAINE ALBERT MANN, Alsace Grand Cru Hengst, Pinot Gris, 2008 (M29 ; 21 €). Le nez se veut complexe d’entrée : notes de truffes, de madère, de fumé. Le fruit, porté par l’expression minérale de son sol, se montre fin, droit et tranchant en bouche avant de s’étirer sereinement et en profondeur dans une persistance assez folle. Beaucoup de noblesse dans ce vin ou le fruit semble révéler un parfait équilibre entre ciel et terre.

DOMAINE CHARLES BAUR, Alsace Grand Cru Eichberg, Riesling, 2009 (P2 ; 14 €). On est en droit d’être exigeant avec un Grand Cru, surtout issu d’Eichberg. Et le bougre, il ne déçoit pas, même si son nez (mandarine, fraise) nous signale qu’il faudra encore attendre pour que ce dernier se complexifie. L’attaque en bouche est encore marquée par un léger sucre résiduel avant qu’un côté soupe de fruits n’en prenne possession. Le vin se montre aérien et très plaisant en dépit d’une acidité encore timide.

ALPHONSE MEYER ET FILS, Alsace, Pinot Gris Vieille Vigne Ensenberg, 2009 (P 25 ; 12,50€). Le nez se montre frais derrière ces notes de réduction et de foin coupé qui ne sont pas pour me déplaire. L’attaque n’est pas ce qu’il y a de plus dynamique mais le vin se montre finalement assez nerveux en milieu de bouche pour laisser place enfin à des notes de bonbon au miel rondes. À essayer sur des asperges.

DOMAINE LÉON HEITZMANN, Grand Cru Kaefferkopf, Gewurztraminer, 2009 (R59 ; 15,50 €). Droit, net, frais, d’un joli fruit blanc nuancé par des notes de poire et de lavande : ça s’annonce super sérieux. La bouche est légère, aérée, frivole. Elle insinue de l’aubépine et des feuilles mortes. Un vin très bien travaillé et doté de beaucoup de complexité.

CLOS SAINTE APOLLINE, Prestige, 2007 (T35 ; 15 €). Coing, mirabelle, acacia, gentiane exultent au nez, des fruits et fleurs que l’on retrouve en bouche, soulignés par une trame agrume et, surtout, par une minéralité manifeste, signe du respect du terroir. De beaux arômes, une structure net, un riesling très plaisant.


BORDEAUX - RIVE GAUCHE - BLANCS et LIQUOREUX

CLOS HAUT PERAGUEY, Sauternes, 2009, Liquoreux (A6 ; 43 €). Fraise, mirabelle et citron jaune compose un bouquet équilibré que des notes florales viennent agrémenter. Rien de surfait en bouche, grâce à un élevage méticuleux le fruit, gourmand, reste net et sans bavure. D’une belle buvabilité, le vin se montre authentique.

CHÂTEAU DU CROS, Château du Cros, Loupiac, 2008, blanc liquoreux (B33 ; 14,80 €). Il faut beaucoup de fraicheur au nez d’un blanc liquoreux pour ne pas vite saturer. Et de la fraicheur, ce loupiac n’en manque pas. Un fruit mûr et discret s’extirpe du verre, des notes florales aussi, dans un bouquet très aérien. La bouche est gourmande et exprime un fruit jaune bien mûr mais mesuré. La fraicheur permet de lui donner une très belle buvabilité.

CHÂTEAU FILHOT, Sauternes, 2008, Liquoreux (C66 ; 25 €). Le nez se montre mesuré, entre agrume et fruits confits. Le fruit en bouche se montre chantant, gai et vigoureux avant de s’épaissir tranquillement. Un délice de gourmandise qui se satisfait à lui-même.

CHÂTEAU PONT DE BRION/LUDEMAN LES CEDRES, Graves, 2010, blanc sec (M37 ; 11,50 €). Des arômes de citron jaune, de pomelo et beaucoup de fraicheur dans le verre ! Citron, melon et acacia composent une bouche rectiligne. A l’apéro ou sur des poissons/viandes blanches en sauce.

CHÂTEAU MAGNEAU, Graves, Julien, 2010, blanc sec (T28 ; 11,90 €). C’est son nez frais, citronné et droit qui interpelle en premier lieu ainsi que ces notes florales et un léger sucre résiduel qui agrémentent le tout. La bouche est marquée par les agrumes, le gingembre et se dénote par cette structure très allongée. A l’apéro ou sur des poissons/viandes blanches en sauce.

BORDEAUX - RIVE GAUCHE - ROUGES

DOMAINE BOYER, Saint-Emilion Grand Cru, Clos de la Cure, 2009, Rouge (A55 ; 18€). J’aime bien ce nez un peu aristo, d’une belle densité, gras. Une certaine classe, il faut l’avouer. Le fruit mûr et apprêté apporte beaucoup de délicatesse à la matière qui gagnera de l’assise avec le temps, à n’en pas douter. Savoureuse, étirée et fraiche en finale, voilà un vin qui mérite cette appellation “Grand Cru”, trop souvent galvaudée dans la région. Sur un chapon farci aux morilles.

CHÂTEAU GRANINS-GRAND POUJEAUX, Moulis en Médoc, 2009, Rouge (B5 ; 14,50€). J’ai beaucoup aimé ce nez délicat, fin, toasté, presque beurré. Sa bouche, marquée par le fruit mûr est super confortable. La minéralité apportée par les calcaires procure beaucoup de fraicheur et de vivacité à la matière. Les tanins sont fins et croustillants, les alcools délicats, l’acidité filiforme. Vraiment très bon. Avec une caille aux figues.

CHÂTEAU BEL ORME, Haut Médoc, Cru Bourgeois, 2009, (B58 ; 13 €). Les Haut-Médoc 2009 révèlent des couleurs flamboyantes, comme dans ce Cru Bourgeois de haute facture. Le nez est éclatant, riche, très “fruit rouge”, floral avec un boisé très bien intégré qui apporte des notes chocolatées. L’équilibre nez/bouche est parfait. Le vin est vif, dense, riche, gras mais sans opulence et s’étire grâce une structure longiligne. Quels beaux élevages et un équilibre fruit/acidité/alcool parfait. A boire dès maintenant.

CHÂTEAU DU TAILLAN, Haut Médoc, Cru Bourgeois, 2009, Rouge (D39 ; 14€). Ne pas occulter cette superbe couleur pourpre avec des reflets violacés éclatants (bon, ok, c’est technique, mais avec des yeux, ça se voit!). Le nez est tout simplement beau, soigné, riche et pointu. La matière est superbe, savoureuse et d’une grande buvabilité. Et cette puissance qui allonge le vin et lui donne beaucoup de caractère et personnalité. On se croirait presque en 2005.

CHÂTEAU L’INCLASSABLE, Médoc, Cru Bourgeois, 2008 (C21 ; 14,50 €). Sur un millésime plus compliqué et moins encensé que 2009, Rémy Fauchey parvient, une fois de plus, à rendre une très très bonne copie. Le nez joue un peu la carte de la nonchalance mais surtout de la finesse. Avec ses notes de fruits écrasés (framboise, fraise) et sa subtile fraicheur, le bouquet annonce un vin délicat. Le fruit est net en bouche, les tanins vifs, et le vin révèle en fait beaucoup de dynamisme et de tension.

CHÂTEAU LA ROSE BRANA, Saint-Estèphe, 2009 (H58 ; 17 €). Au nez, si l’on tarde à trouver la fraicheur, c’est parce que le fruit mûr et gourmand domine les débats. Une caractéristique de ce millésime 2009. Le fruit reste généreux en bouche, les tanins sont croustillants. Un vin qui saura attendre quatre à six pour démontrer tout son potentiel.

CHÂTEAU BISTON BRILLETTE, Moulis, 2009 (K16 ; 14,25€). Le nez se montre ouvert, fin et élégant. La bouche est tout en retenue dans un premier temps avant de faire montre d’ampleur et d’élégance. Un vin très honorable.

CHÂTEAU LA MOULINE, Moulis en Médoc, Cru Bourgeois, 2009 (L48 ; 12 €). Encore une superbe couleur et un nez savoureux qui annonce un vin plein et riche. L’attaque est un peu plus souple que chez Bel Orme (lire au-dessus) mais sa puissance maintient un vin qui n’en demeure pas moins superbe. Le fruit (mûre, cassis) est net, gourmand, la bouche crémeuse. A boire dès maintenant.

CHÂTEAU TOUMILON, Graves, Charles Brannens, 2008 (M16 ; 18,50€). Le merlot est fidèle à lui-même avec ses senteurs de fraises des bois mais aussi de pruneau et de cèdre. C’est frais, fin… très joli. La matière, marquée par le fruit noir cette année, se montre fine, gouleyante et tendre. Beaucoup d’élégance et de féminité, une fois de plus, chez Toumilon.

CHÂTEAU CARBON D’ARTIGUES, Graves, Réserves du Château, 2009, Rouge (Q62 ; 10€). Il faudra d’abord vous pencher sur ce nez fumé, de plume, de gibier. Sur ces fruits noirs et cette fraicheur qui nous rappelle ces matins brumeux. Et puis, il y a ces notes de cuir évanescent… Quel joli nez ! La bouche, elle, est droite comme un tir de chevrotine, profonde comme le regard d’un cerf. Pleine de jus et salivante, elle appelle un bœuf… saignant.

CHÂTEAU CHANTEMERLE, Médoc, Cru Bourgeois, 2009 (R8 ; 10,50€). Le nez m’a de suite plu de par ses effluves de cerise, de cassis mais aussi ces notes animales, légèrement réduites. La bouche est dense, radieuse avec des tanins virils qui donnent du grain à la matière, et donc du relief. La puissance est “comme il faut”, la bouche fondante, chocolatée mais dotée cependant de l’essentiel : du jus.

CHÂTEAU DE FRANCE; Pessac Léognan, 2007, Rouge (S42 ; 19,50€). Une appellation discrète mais qui enregistre souvent de jolis vins, comme Château de France, déjà âgé de 4 ans, qui se montre frais, tonique et élégant à l’ouverture, pour dérouler ensuite des notes de fruits noirs très gourmands. La matière en bouche impose son fruit noir, mais rien d’ostentatoire, les tanins fondus cadrent encore le vin et il faudra encore compter avec ce filin d’acidité qui souligne la structure.

CHÂTEAU HAUT-BRETON LARRIGAUDIÈRE, Margaux, 2009; Rouge (T18 ; 28€). Le nez est très plaisant, flatteur. De la fraicheur, du fruit, plein de souplesse. De la mécanique qui roule toute seule. Tout pour plaire. Enfin presque.

BORDEAUX - RIVE DROITE - ROUGES

CHÂTEAU L’ESCART, Bordeaux Supérieur, Omar Khayam, 2009 (A27 ; 15 €). Des notes de cassis, de sureau, de fleurs embaument notre verre. Le fruit est juteux, sur le cassis, la groseille. On attendra encore un an ou deux pour que la structure se mette bien en place et que les arômes s’expriment pleinement. Un joli vin en devenir.

DOMAINES BOYER, Saint-Emilion Grand Cru, Clos de la Cure, 2009, Rouge (A55 ; 18 €). J’aime bien ce nez un peu aristo, d’une belle densité, gras. Une certaine classe, il faut l’avouer. Le fruit mûr et apprêté apporte beaucoup de délicatesse à la matière qui gagnera de l’assise avec le temps, à n’en pas douter. Savoureuse, étirée et fraiche en finale, voilà un vin qui mérite cette appellation “Grand Cru”, trop souvent galvaudée dans la région. Sur un chapon farci aux morilles.

VIGNOBLES ROUSSEAU, Lalande de Pomerol 2009 (H29 ; 16 €). Le nez mériterait un petit plus de fraicheur mais on ne lui en voudra pas car le vin compense en bouche avec un fruit mordant, un milieu de bouche vif et une belle allonge. Un vin à déguster.

CHÂTEAU DE LA COUR D’ARGENT, Bordeaux, 2009 (H16 ; 8,50 €). Le merlot apporte au bouquet cette touche incomparable de fruits rouges. On y décèle beaucoup de finesse et de féminité aussi. La bouche révèle une matière souple et grasse, de jolis tannins, des notes de sous-bois. Un très bon rapport qualité-prix.

CHÂTEAU CLOS SAINT PHILIPPE, Saint-Emilion Grand Cru, 2009 (E 23 ; 14,80 €). Un très joli nez, animal, sous-bois, gibier. Et quelle fraicheur ! La bouche est dense, marquée par le fruit noir et d’une certaine élégance. Un vin plus que recommandable.

CHÂTEAU LAFARGUE, Pessac-Léognan, 2009 (F1 ; 17 €). De l’élégance, de la fraicheur avec des notes chocolatées, le nez est très avenant. La bouche est d’une très belle tenue, dotée d’une bonne mâche et, déjà, d’une certaine complexité. Rien de surfait, un vin net et soigné.

CHÂTEAU MARTINAT, Côtes de Bourg, 2009, (F9 ; 9,50 €). Des notes de fruits noirs associés à un joli fumé et des notes de cigarillo rendent ce vin très plaisant au nez. La bouche est souple, accueillante, chaleureuse. Un vin doté de nombreux arguments.

CHÂTEAU TRAPAUD, Saint-Emilion Grand Cru, 2009 (G46 ; 16.30 €). Il n’échappe pas à la règle du millésime 2009, riche en fruit et doté de belles extractions. Son nez n’en a que pour le petit rouge et la fraicheur des matinées des vendanges ! Le fruit en bouche est d’une très belle qualité et d’une parfaite maturité. La matière offre une mâche remarquable et on est sous le charme de ce fruit qui ne cesse de s’étirer en bouche, maintenu qu’il est par l’acidité et un joli poivré en final. Du beau travail.

CHÂTEAU CLOS SAINT PHILIPPE, Saint-Emilion Grand Cru, 2009 (H51 ; 14,80 €). Un très joli nez, animal, sous-bois, gibier. Et quelle fraicheur ! La bouche est dense, marquée par le fruit noir et d’une certaine élégance. Un vin plus que recommandable.

CHÂTEAU LAFARGUE, Pessac-Léognan, 2009 (K2 ; 17 €). De l’élégance, de la fraicheur avec des notes chocolatées, le nez est très avenant. La bouche est d’une très belle tenue, dotée d’une bonne mâche et, déjà, d’une certaine complexité. Rien de surfait, un vin net et soigné.

CHÂTEAU MONBRUN, Pomerol, 2009 (M6 ; 29 €). Les arômes, très plaisants et complexes au nez, annoncent un vin dense et fin. L’attaque est vigoureuse, le fruit gourmand et rafraichit par une belle minéralité. La finale est très jolie, sur le fruit mûr.

CHÂTEAU L’ESCART, Bordeaux Supérieur, Omar Khayam, 2009 (N4 ; 15 €). Des notes de cassis, de sureau, de fleurs embaument notre verre. Le fruit est juteux, sur le cassis, la groseille. On attendra encore un an ou deux pour que la structure se mette bien en place et que les arômes s’expriment pleinement. Un joli vin en devenir.

CHÂTEAU LALANDE-LABATUT, Bordeaux, Prestige, 2009, Rouge (N23 ; 5,85 €). Lauréat pour la troisième année consécutive ! Quelle régularité pour ce “petit” bordeaux qui ne cessera de m’étonner. Son nez gourmet déborde de petits fruits des bois, de cerise, de cassis rouge, de fraise juteuse et trouve le moyen d’évoluer vers des notes de pain d’épice, de chocolat. C’est épatant ! La matière est tendre, juteuse, d’un grain fin et la structure s’allonge pour évoquer les épices douces en finale. Sur un filet mignon aux petits légumes de saison.

CHÂTEAU LA RÉVÉRENCE, Saint-Emilion Grand Cru, 2009, Rouge (Q28 ; 24 €). Si le nez se montre un tantinet timide à l’ouverture (carafage nécessaire !), il n’en révèle pas moins une certaine fraicheur et des notes de petits fruits des bois. La bouche se montre, elle, riche, grasse et généreuse, sans tomber dans l’excès, grâce, notamment, à des tanins encore croustillants et à une belle tension qui prolonge le plaisir. Un très joli vin, racé et bien équilibré.

CHÂTEAU GABY, Canon Fronsac, 2008 (S34 ; 16 €). Si l’élevage est encore présent, le fruit ne tarde pas à s’exprimer dans un concert de notes de fumé, de mousse, de feuilles que l’on foule en forêt. La matière se montre tendre, habillée d’un fruit savoureux dont les contours sont savamment surlignés par une belle acidité. Un vin bien fait, humble et d’une belle allonge.

CHÂTEAU DE FRANCE, Pessac Léognan, 2007 (S42 ; 19,50€). Une appellation discrète mais qui enregistre souvent de jolis vins, comme Château de France, déjà âgé de 4 ans, qui se montre frais, tonique et élégant à l’ouverture, pour dérouler ensuite des notes de fruits noirs très gourmands. La matière en bouche impose son fruit noir, mais rien d’ostentatoire, les tanins fondus cadrent encore le vin et il faudra encore compter avec ce filin d’acidité qui souligne la structure.

BOURGOGNE - BLANCS

DOMAINE NINOT, Rully La Barre, 2009 (C1 ; 10,90 €). Un nez assez complexe qui rappelle les clairières, le sous-bois humide. La bouche est vive, nette, fraiche, pointue. Sans fioriture, un vin “cash”.

DOMAINE JACOB, Ladoix, 2010 (C20 ; 16 €). Dans cette appellation encore (trop) confidentielle, on ne fait pas que du bon vin rouge (voir plus bas), la preuve avec ce chardonnay d’un nez très élégant oscillant entre coquillage et fruit exotique. La bouche est souple, gourmande (abricot, ananas) et d’une belle trame acide. Des amers, des notes de coquilles de noix se joignent par la suite à cette palette aromatique qui n’est pas sans rappeler… le Jura ! Un joli vin à déguster.

DOMAINE OLIVIER, Santenay, Le Bievaux,  L’Air de Rien, 2009 (E41 ; 18 €). Automnal le nez de ce Santenay qui finit par dévoiler des notes de fruits blancs. Sa bouche est gourmande (fruits jaunes) avec beaucoup de densité et un joli gras.

DOMAINE CHEVALIER PÈRE ET FILS, Ladoix 1er Cru, Les Gréchons, 2009 (F13 ; 22€). Encore un vin au bouquet minéral, de fruit des iles, complexe. La bouche est gourmande, fraiche et aérienne. Enfin, de beaux amers créent une finale assez enlevée.

VINCENT BACHELET, Chassagne-Montrachet, 2009 (J9 ; 22€). Je ne suis pas dingue du nez, très marqué par le bois… En revanche, en bouche, le vin se montre dynamique d’entrée de jeu puis démontre beaucoup de droiture et de profondeur. On attendra au moins trois années avant de l’ouvrir et au delà de cinq pour en tirer son meilleur parti.

DOMAINE MANCIAT-PONCET, Pouilly Fuissé Les Vieilles Vignes des Crays, 2009 (K11 ; 16,60€). Dans une appellation où nombreux sont les vins marqués par des élevages disgracieux (vins boisés, sucrayeux, caramélisé), ce chardonnay s’en sort très bien. Certes exotique (ananas, mangue) au nez, il n’est pas dénué de fraicheur grâce notamment à cette minéralité pierreuse et ces notes de citron. Cette minéralité s’impose en bouche, crayeuse et dotée d’un fruit assez fougueux. Place au fruit et sol, donc. Et c’est bien l’essentiel.

CHÂTEAU DE CHAMILLY, Montagny 1er Cru Les Burnions, 2009 (P15 ; 14,50€). L’appellation qui m’a séduit lors de la dégustation des blancs de Bourgogne. Avenant, printanier, marqué par la prune, le panier de fruits rouges et blancs, le nez est ravissant. La bouche est sur la fraicheur, le fruit et elle démontre beaucoup de tonicité, notamment en finale où l’on n’occultera pas ce poivré  de feu ! Un vin féminin.

DOMAINE DE LA MEULIÈRE, Chablis 1er Cru Les Fourneaux, 2009 (Q9 ; 11,70 €). Un nez de beurre frais , de fruits secs, de fruits jaunes murs et exotiques. Pas dénué de fraicheur, des notes de fumé et de craie s’invitent enfin. Une très joli nez, donc. La bouche est ample, énergique, généreuse. Un joli grain s’impose, un touché subtil, d’une trame minérale très large, marque du climat “Les Fourneaux”. Je continue ou j’arrête ?!

DOMAINE DU COLOMBIER, Chablis, 2010 (R32 ; 8,50€). Ça c’est du nez ! C’est la minéralité (silex) qui explose au nez, puis des notes de pâte d’amende, de fumé. Pas de doute, on est à Chablis. Typiquement chardonnay cette espèce de nonchalance en bouche, dans un premier temps. Puis le vin déroule acidité, puissance, coquillage, gras et cette touche saline en finale.

DOMAINE DE LA TOUR, Montagny 1er Cru, 2009 (T14 ; 9,80 €). Le nez se montre légèrement oxydé, champignon, humus, de même que la bouche avec quelques notes de rancio. Un vin doté d’une vraie personnalité, presque atypique, avec ce côté jurassien.

BOURGOGNE - ROUGES

DOMAINE JEAN-LOUIS BACHELET-Chassagne-Montrachet, 2009 (A27 ; 14 €). Le nez est frais, avenant, affriolant même. Souple en premier lieu, axée sur le fruit, la gouleyance, la bouche se complexifie progressivement pour dévoiler des notes toastées et animales. Laissons-lui encore au moins deux, trois années pour s’exprimer pleinement. Et au-delà pour s’affirmer.

DOMAINE CHRISTOPHE VAUDOISEY, Volnay 1er Cru, Clos des Chênes, 2009 (C25 ; 23). Issu du même climat “Clos des Chênes” que le Volnay 1er Cru du Domaine Henri Lagrange (voir ci-dessus), le vin de Christophe Vaudoisey se présente sous un autre profil, tout aussi magnifique. Le nez est fin, frais, étiré, aérien. Il évoque la richesse de la matière, des notes de café noir, de grillé, de fruits noirs bien mûrs. La bouche procure beaucoup de sérénité, et, de façon assez étonnante, elle me rappelle la sobriété et la délicatesse de Chambolle-Musigny (en Nuits). Rien d’ostentatoire ici, c’est précis, classe, presque monacal.

DOMAINE THIERRY ODOUL COCQUARD-Clos de Vougeot Grand Cru, 2009 (C30 ; 50 €). Ce vin m’a épaté, il faut bien le dire. Le nez est d’une fraicheur, d’une profondeur et d’une sveltesse inouïes tout en révélant des arômes extrêmement simples de minestrone de fruits rouges. Si le fruit en bouche se montre frais, friand, épanoui, attardez-vous sur la structure de ce vin car c’est là que semble avoir été mise la priorité, surtout en 2009 où la matière est particulièrement généreuse. Le vin est d’une profondeur édifiante, d’un touché tout en lévitation. La minéralité lui apporte, par ailleurs, beaucoup de droiture. Un cas d’école.

DOMAINE BENOIT TRICHARD, Moulin à Vent, Mortperay, 2009 (C46 ; 8,40€). Un nez racé qui nous prouve combien le gamay peut exprimer de la complexité : chocolat, café gourmand, cassis, amandes s’extraient du verre. On est d’abord séduit par l’équilibre entre la puissance du vin et sa finesse, qui révèle par ailleurs un élevage réfléchi du vigneron. C’est vrai qu’il y a de la matière, de la mâche mais aussi de la vivacité ; et il en faut pour jouir de ces notes torréfiées, ce côté After Eight.

DOMAINE CHRISTOPHE SAVOYE, Chiroubles, Loïc, 2009 (D37 ; 7,90€). Un nez affirmé, exigeant, de cerise, de cassis avec une délicate et agréable pointe de réduction. La bouche est très marquée par le cassis, et les épices. Une bouche affirmée également qui joue sur le registre de la puissance, avec des tanins granuleux et fin. S’il manque un peu de diversité aromatique, à mon goût, on apprécie son côté orgueilleux.

DOMAINE TORTOCHOT, Gevrey Chambertin 1er Cru-Les Champeaux, 2009 (F20 ; 26 €). Ce vin s’est paré de sa plus belle robe, de ses plus beaux arômes, de sa plus belle matière. Du fruit frais et juteux, des notes de cerises aux alcools et surtout beaucoup de la délicatesse, de la douceur, de la préciosité. La bouche se montre délicate également mais nerveuse et droite. Fruits rouges mûrs exultent et il faudra patienter deux à trois années pour que la matière se complexifie, bien que le millésime 2009 ne soit pas voué à la longue garde. Mais par-dessus tout, ce qui m’a fasciné dans ce vin, c’est sa structure, insolente de précision.

DOMAINE HENRI DELAGRANGE ET FILS, Volnay 1er Cru, Clos des Chênes, 2009 (G23 ; 30€). “Quetsche, fourrure, chasse, fraicheur, menthol, complexité, finesse” : permettez-moi de reprendre mes notes de dégustation mot pour mot ! La bouche est animale, puissante, racée, “stylée” ai-je envie de dire. Des notes de tabac, de ronce, de truffe s’épanouissent en bouche, dans un deuxième temps. C’est du lourd. Du très très lourd. Ce vin a tout pour lui.

DOMAINE PAGNOTTA, Maranges 1er Cru-La Fussière, 2009 (H1 ; 11,70 €). Un joli fruit expressif au nez (fraises écrasées), une certaine gourmandise, des notes de feuilles mortes : voilà un joli nez bien du sud de la Côte de Beaune. La bouche est tendre, sur le fruit rouge, d’une bonne tenue. Un vin honnête, rien de surfait et qui sent le travail à la vigne.

DOMAINE RÉGIS BOUVIER, Marsannay, Clos du Roy - Tête de Cuvée, 2009 (H32 ; 18 €).. Le nez est riche, gras et rappelle la confiture de fruits maison. Associé au chocolat des notes florales, de violette, viennent narguer le nez : un pur bonheur. La bouche est ample, élégante et gourmande, comme le nez l’annonçait (confiture de fruits rouges) mais une fraicheur agrumée et des notes d’épices douces réhaussent l’ensemble avec brio. L’élevage est très bien mesuré. Du très beau travail.

CHÂTEAU DE CERCY, Moulin à Vent, 2010 (J4 ; 10,50€). Derrière ce nez plein de fraicheur, notamment grâce à ces notes de menthol qui planent au-dessus du verre, se cache une matière dense et charnue. En bouche, priorité au fruit, juteux et plein de tonicité. Petite touche boisée en finale mais l’élevage se montre discret et efficace. Un gage pour l’avenir.

DOMAINE NUDANT, Ladoix 1er Cru, La Corvée, 2009 (J32 ; 21 €). Prenez le temps de humer ce vin qui exhibe fraicheur et délicatesse. Respirez ces fruits gourmands associés à des notes de humus de panier de champignons frais. C’est fin, aéré, subtil. Le fruit est croquant, riche et abondant en bouche, presque sucré et surtout très persistant. Des nuances d’oranges sanguines apportent fraicheur et acidité et les tanins structurent le vin de façon assez ferme.

DOMAINE HUGUENOT, Marsannay-Champs Perdrix, 2009 Rouge-Bourgogne-Beaujolais (K1 ; 17,50 €). Ce fut Ladoix l’année dernière, ce sera Marsannay mon village coup de cœur cette année. Le nez évoque la fourrure, le cuir, le fruit flétri, le café fraichement moulu. Et des épices d’un autre continent sillonnent le verre avec une légèreté déconcertante. La bouche exprime la fraicheur, la gouleyance et la vivacité. Le fruit se montre gras à l’aération mais la matière svelte ceci dit, et les tanins toniques. On est également séduit par ces notes de torréfaction, d’arabica, qui viennent habiter la bouche. Un beau potentiel de garde.

CHÂTEAU DU MOULIN À VENT, Moulin à Vent, 2009 (L16 ; 14,90 €). Le nez se montre complexe illico : pivoine, bruyère, figue composent ce très très plaisant. La bouche est serrée, la matière concrète, le fruit fin, accompagné par des tanins élégants. Enfin, ces notes de torréfaction et d’épices qui s’invitent en finale complètent ce qu’on pourrait appeler une “variation aromatique”.

DOMAINE CACHAT-OCQUIDANT, Corton-Clos des Vergennes, Monopole, 2009 (R4 ; 33€). Le nez se montre d’une fraicheur incroyable. Truffé, fruit noir, floral, il annonce un fruit croquant, juteux. Très aéré, on relève également des senteurs d’After Eight, de terre et de minéral. En bouche, la matière se montre dense, généreuse et tendre. L’univers de la chasse imprime sa marque de fabrique (fumé, fourrure, tabac) avant que des notes anisées allègent encore un peu la finale. Superbe vin pour de très grandes occasions.

DOMAINE DE LA CHAPELLE, Bourgogne Côtes du Couchois, 2008 (S3 ; 7,20 €). Dans un vignoble plus que confidentiel situé à l’ouest de Mercurey (Côte Chalonnaise), ce pinot noir mérite qu’on parle de lui ! Sans prétention, il affiche des notes très fruits rouges croquant de fraises des bois, de cerises avec, en prime, un certain volume. La bouche est fraiche, mordante ; la matière d’un beau grain avec une acidité plaisante. J’ai de l’affection pour lui !

DOMAINE DES DEUX FONTAINES, Fleurie, 2010 (S20 ; 8,50 €). Jolie robe grenat avec des reflets brique. Le nez a des airs de vin naturel avec ce fruit juteux tinté de notes de réduction. La matière révèle beaucoup de finesse, un fruit juteux, de beaux amers et des tanins souples. Sans compter ce côté pierreux qui souligne la texture. Un vin dotés de nombreux arguments pour plaire.

DOMAINE PIERRE-ANDRÉ DUMAS, Brouilly, 2009 (S37 ; 7,50 €). Voilà qui nous change des brouilly parisiens pétaradant de fruit-et-puis-c’est-tout. Le nez présente des tonalités animales, une certaine complexité. En bouche : du jus, de la mâche, une bonne acidité qui étire le vin et un poivre noir qui aiguise les papilles, le tout dans une parfaite harmonie. Voilà, ça c’est du vin et c’est bon!

BERTRAND MACHARD DE GRAMONT, Nuit Saint Georges, Les Vallerots, 2009 (P8 ; 24€). Le nez m’évoque un méli-mélo de fruits, le sirop de mûre et aussi la bruyère, le genêt, en lisière de forêt. En bouche, loin de la gourmandise qui domine 2009 en Bourgogne, ici, priorité au jus, à la gouleyance, à la fraicheur. Le vin se révèle et se densifie progressivement à l’aération, pour nous signifier qu’il faudra y revenir en 2015-2018, puis nous gratifie d’un joli poivré en final.

JEAN-MICHEL GIBOULOT, Savigny 1er Cru aux Gravains, 2009 (R9 ; 17€). Des arômes fins, sveltes et humbles. Il m’évoque la figue, la fraise écrasée, la groseille et la menthe sauvage. La bouche, fine et étirée, développe une chair riche, complexe et féminine.

DOMAINE BEL AVENIR, Saint Amour, Laura, 2009 (R16 ; 9 €). Du fruit, certes, c’est ce qu’on attend un peu sur un gamay du Beaujolais. Mais ce serait bien réducteur. Le nez est confituré (gariguettes) chez ce Saint-Amour, et on est heureux d’y relever des notes herbacées de thym, de romarin, qui complexifient le bouquet. Une belle densité en bouche, du fruit noir (griotte, mûre) et une finale aérée sur une épice douce.

DOMAINE LOÏC DURAND-Chorey les Beaune, Les Beaumonts, 2009 (T39 ; 11,50 €). Le nez est très vif, croquant, sur la cerise kirchée, la réglisse mais aussi l’amande. La matière en bouche est encore serrée et s’est peut-être refermée, changement de saison oblige. Mais l’aération la rend déjà ample. On patientera quelques mois pour que s’affirment cerise, petits fruits rouges et senteur de cuir.

CHAMPAGNE

CHAMPAGNE SERVEAUX ET FILS, Pinot Meunier (C11 ; 16,20 €). Les bulles sont vives, folles même ! J’aime cette expression du pinot meunier, de fruits jaunes confits associés à des notes de fruits rouges (fraise, framboise). La bouche qui met en lumière fruits rouges et agrumes, se montre élégante, féminine. Un beau champagne de soirée qui ne peut que plaire ! Rapport qualité/prix ++

CHAMPAGNE PETITJEAN-PIENNE, Cœur de Chardonnay - Blanc de Blancs Grand Cru (H60 ; 16 €). Un vin souple, aromatique avec une pointe de fraicheur qui tombe à pic. On relèvera la qualité du fruit ici, des notes toastées et de citron vert qui soutiennent la matière, assez tranquille.

CHAMPAGNE GIMONNET GONET, Champagne, Brut (J53 ; 16,50 €). Le nez se montre assez vif même si les arômes (fruits blancs, pain grillé) tardent à se révéler, car délicats. La bouche se montre vive, pleine et sassez souple. La finale sur les agrumes lui donne beaucoup de tonicité et de fraicheur.

CHAMPAGNE MONTMARTHE, Champagne 1er Cru, Blanc de Blancs, 2007 (K27 ; 22 €). Le chardonnay est un cépage un peu capricieux, c’est pourquoi on appréciera ses arômes, au nez, au fur et à mesure de la dégustation. La bouche se veut ample et très séduisante. De belles acidités racées lui donne beaucoup de virilité et de tension.

CHAMPAGNE EMMANUEL TASSIN, Champagne, Cuvée de Réserve, Effervescent (N2 ; 14 €). Le nez est séduisant, fin, mentholé. En bouche, l’effervescence est mesurée, le fruit net et particulièrement juteux, avec de fortes tonalités agrumes qui contrebalancent une matière qui s’arrondit peu à peu. Un champagne épuré.

CHAMPAGNE ÉRIC CHÉRÉ, Sélection (T24 ; 15 €). Le nez se montre net, frais, vif, sur le fruit jaune. L’attaque en bouche est vive également. La matière est dense, ponctuée par une bonne acidité et adoucie par un joli gras. La finale, gourmande, devrait encore s’étirer.

JURA-SAVOIE

DOMAINE DE LA PINTE, Arbois Pupillin, Chardonnay, 2009, Blanc (B39 ; 9 €). Le nez présente une oxydation mesurée, des notes de fruits sec, de curry et de résine. La bouche ne manque pas de fraicheur. Elle délivre une matière gourmande, un côté brioche au beurre, et on apprécie cette délicate amertume qui se profile en finale.

JEAN-LUC MOUILLARD, Côtes du Jura, 2009, Blanc (H6 ; 7,50 €). Le nez dévoile un côté exotique, de la rondeur et une pointe agrumée bien agréable. La matière se montre très minérale, tranchante avec un concert de fruits blancs, d’agrume et un soupçon ananas. De la persistance, de l’allonge : un très joli chardonnay.

DOMAINE ROLET, Côtes du Jura, Chardonnay, 2007, Blanc (K40 ; 8€). Derrière ces notes de noix fraiche et cette oxydation en filigrane, le fruit juteux s’extirpe de façon langoureuse. J’ai craqué pour cette fraiche, vive, dynamique, ces notes d’agrume et un léger poivré sur le bout de la langue. Un vin de soif, super sur des viandes blanches.

DOMAINE JEAN VULLIEN ET FILS, Savoie Chignin Bergeron, 2010, Blanc (L19 ; 10 €). Si le nez se montre un peu boisé, les fruits jaunes mûrs plairont à plus d’un(e) ! La bouche, marquée par le citron, le pamplemousse, affiche une sacré puissance. De beaux amers s’invitent par la suite ainsi que des notes poivrées, sans compter cette tension qui étire le vin. Du beau travail.

DOMAINE JACQUES TISSOT, Arbois, Les Corvées sous Curon, 2009, Blanc (L55 ; 10,90 €). Le nez, plaisant, serein, évoque le fruit jaune, le miel de romarin, la sève de pin. La bouche est fraiche, nette, pleine de panache. Côtés arômes, c’est d’abord ce côté bonbon au fruit qui séduit avant que le vin nous emmène vers un univers de forêt (pin, sous-bois) et que des notes de safran n’aiguisent la finale.

LANGUEDOC - BLANCS

DOMAINE LA BEILLE, Vin de Pays des Côtes Catalanes, Macabeu, sec, 2009 (B57 ; 8€). Le nez est marqué par le foin coupé et de subtiles notes exotiques. En bouche, fraicheur, caractère et beaux amers sont au rendez-vous. Un vin à découvrir, notamment autour d’un apéro.

DOMAINE DU MAS ROUGE, Vin de Pays d’Oc, Quintessence du Petit Grain, liquoreux, 2007 (F16 ; 15€). Ambiance fête foraine avec ces notes de bonbon anglais, de gourmandise affriolante. Si la bouche se montre gourmande également et marquée par un fruit net, elle n’en reste pas moins vivace grâce à ce notes de cédrat et de pêche de vigne. A

CHÂTEAU LA GRAVE, Minervois, Privilège, 2008 (K53 ; 10€). Je m’adresse ici aux amateurs de vins boisés, qui aiment ces arômes de fruits très mûrs, exotiques, fleur de vanille, ces matières assez corpulentes, de fruits confits mais, somme toute, avec cette petite fraicheur matinale en pointe et ces notes acidulées qui égaient les papilles.

DOMAINE CAZES, Muscat de Rivesaltes, 2007, Liquoreux (L8 ; 12,30€). Le Rivesaltes, c’est un peu mon péché mignon. Le nez frais, épicé, nerveux de ce 2007 m’a séduit. Complété par des notes de cédrat, d’orange, de thym et de poivre, ses arômes s’étoffent à l’aération. Et Dieu que ça sent bon ! La bouche, dense, suave, sur le fruit confit, n’en est pas moins équilibrée grâce à la fraicheur du fruit et des notes épicées ; sans compter cette finale explosive.

MAS AMIEL, Maury, Vintage Charles Dupuy, 2007, Liquoreux (Q48 ; 35€). Encore un “must” à ne manquer sous aucun prétexte. Le nez se montre très racé, fier et intransigeant : de concert, pruneaux, mûre, olive, tabac, cigare frais exultent au nez. La bouche est gourmande, savoureuse, équilibrée. Magnifique. Sur un dessert au chocolat noir, et vous faites un malheur.

MAS DE DAUMAS GASSAC, IGP Pays d’Hérault, 2010, Blanc sec (R48 ; 30€). Daumas Gassac, c’est un peu la Rolls du Languedoc. Un nez qui se complexifie après une bonne aération (comprendre carafage!) pour offrir des notes de fruits jaunes bien mûrs ( (abricot, pêches de vignes, raisin de Corinthe) puis de garrigue (thym, genêt, ciste). L’équilibre fraicheur/maturité est très intéressant et la minéralité joue ici un rôle tranchant. De très jolis arômes, assurément. La bouche, en revanche, n’est pas sur le registre du dynamisme. Elle nourrit une certaine gourmandise et beaucoup d’élégance. Des notes de garrigue complexifient la matière, d’une persistance convenable.

LANGUEDOC - ROUGES

DOMAINE DES HOMS, Minervois, Pauk, 2010 (C27 ; 8€). J’adore ce nez un peu réduit, animal, fourrure. La bouche est souple, élégante, gourmande et vibrante. Ces notes animales qui dominent lui donnent de la race. La finale est relevée, marquée par le cuir et le poivre. Très joli vin. Rapport qualité-prix ++

DOMAINE SOL-PAYRÉ, Côtes du Roussillon, Vertigo, 2009 (D26 ; 11€). Le nez nous conduit sur une soupe de fruits avec un nuage d’alcool. La bouche dévoile un fruit très noir, mordant, soutenu par des agrumes et une belle minéralité. Juteux et nerveux à la fois. Rien d’Hitchcockien mais un vin somme toute convaincant.

DOMAINE MODAT, Côtes du Roussillon Villages Caramany, Sans Plus Attendre, 2008 (D54 ; 14,50€). Un fruit très aérien se présente dans le verre. La bouche se montre souple, dense, un poil crémeuse, sur des notes animales, de tabac blond. Un vin bien équilibré, d’une bonne puissance.

ABBAYE DE FRONFROIDE, Corbières, Deo Gratias, 2008 (J6 ; 13,50€). Si le nez est un peu marqué par l’élevage, on ne va pas cracher sur ces notes mentholées qui apportent une certaine fraicheur. La bouche se montre souple, le fruit croquant et le tanin fondu.

PUECH CAMP, Vin de Pays du Duché d’Uzès, Galaad, 2006 (K28 ; 15€). Ne manquez pas ce nez fringant, sur des notes de tapenades, de pruneaux, d’épices et de miel de thym. La bouche, dense, est encore très fraiche après 5 années. Le fruit est pétaradant et des notes de tabac frais parfument la bouche et agrémentent joliment la matière. Encore quelques notes d’élevage en finale.

DOMAINE D’OUPIA, Minervois, Nobilis, 2009 (L17 ; 14,50€). Si le nez se montre un peu chaud d’entrée, sa matière et sa puissance, bien du sud, annoncent aussi la couleur. La bouche est confortable, sur le tabac, le cuir avec des tanins gras et d’une puissance (finalement) mesurée. Un bon minervois.

DOMAINE DE LA PERRIÈRE, Grès de Montpellier, Les Silices, 2009 (L46 ; 6,30€). Le fruit, associé à des notes de thym et de romarin, de senteurs de garrigue, se montre très mûr au nez. En bouche, c’est du fruit, du gras, de la densité, de la gourmandise et une belle fraicheur en finale pour nous demander d’y revenir ! Prêt à boire. Rapport qualité-prix ++

MAS DE LA SERANNE, Terrasses du Larzac, Les Griottiers, 2009 (P5 ; 8€). Un fruit mûr très aromatique et de jolies notes végétales (fougères, pins) lui donnent déjà un côté savoureux. Souple et avenante, la bouche se cristallise autour de beaux fruits, de belles acidités et des tannins croquants, sans compter ces notes de cuir frais et cette belle énergie en finale. Un vin plaisant, bien structuré.

CHÂTEAU DE NOUVELLES, Fitou, Gabrielle, 2009 (R40 ; 13€). Notes de fruits rouges croquant et de senteurs florales. La bouche présente une jolie mâche, fondue, séveuse avec des notes de peau de fruits et animales.

CHÂTEAU LAURIGA, Côtes du Roussillon, Cuvée Jean, 2009 (R61 ; 14€). Baies fraiches et alcools délicats s’accordent pour dominer le nez. La bouche est riche, onctueuse, sur le fruit noir (mûre et pruneau) et le cuir. Le boisé encore obstiné devrait se fondre avec le temps. D’ailleurs, la finale est déjà fraiche et enlevée.

DOMAINE DU GRAND ARC, Corbières Cuvée des Quarante, 2009 (S10 ; 7,60€). Le nez, très plaisant, dévoile des notes anisées, d’épices et de fruits noirs. En bouche, c’est ce joli fuit, gras et mûr, qui attire l’attention, associé -qui plus est, à des notes d’épices douces et de garrigue. Un vin très droit, fier et d’une très belle tenue. Rapport qualité-prix ++

DOMAINE CASTAN, IGP de l’Hérault, Savignus “Grenache”, 2010 (S50 ; 5,80€). Le nez exprime un fruit mûr, des notes d’agrume, un côté terreux, minéral : une complexité qui m’a de suite séduit. La bouche est dense, quelque peu veloutée et puissante, les arômes séduisants. Un vin très bien fait, déjà bien équilibré malgré sa jeunesse. Et quelle audace de faire un 100% grenache !

LOIRE EFFERVESCENT

DOMAINE DE LA ROULETIÈRE, Vouvray, Brut, 2009 (A34 ; 7 €). Son nez aux allures champenoises nous rappelle le pinot meunier. Floral avec des notes de tuffeau, il exprime beaucoup de fraicheur. La bouche joue sur le registre de la bonhommie, du confort avec ce fruit gras, cette gourmandise qu’une certaine acidité relève par ailleurs. À 7€, voilà un bon vin pour l’apéritif.

LOIRE - BLANCS SECS

DOMAINE DE LA BERGERONNIÈRE, Touraine, Olivier, 2010 (F12 ; 4,50€). Le carton de l’an dernier sur le Salon de la Porte de Versailles, alors ne tardez pas ! Un sauvignon floral, gai et aéré au nez avec des notes de fraises des bois et des touches acidulées. En bouche, c’est du peps, de la vie, du jus et surtout un joli touché minéral qui apporte un joli grain à la structure. Même les tanins sont de la partie ! Un vin travaillé et ambitieux qui donne un “p’tit” sauvignon de Touraine comme on l’aime.

LA TOUR SAINT MARTIN, Menetou Salon, Honorine, 2010, Blanc, Val de Loire (H33 ; 18,90 €). Le nez se montre très aromatique, fringant, et sauvignonne avec ses tonalités “agrume” et ses notes de poudre de pierre. D’entrée, la bouche se montre vive, fraiche et croustillante. Beaucoup de longueur et nervosité en finale. Ça, c’est bon.

DOMAINE JACQUES ROUZÉ, Quincy, 2010 (H53 ; 7 €). Beaucoup de douceur dans ce vin idéal à l’apéro. Petits fruits blancs et poire titillent le nez. La bouche est tendre, sereine et vibrante avec ces notes d’agrumes persistantes. Excellent compagnon avec les copains.

DOMAINES LANDRON, Muscadet Sèvre et Maine sur Lie, Le Fief du Breil, 2010 (J1 ; 11 €). Fin et discret, le nez se montre minéral dans un premier temps avant que des notes de feuilles mortes et de fruits blancs ne s’expriment. La bouche se montre dynamique, avec une belle trame minérale et un fruit mûr. De l’allonge et une finale saline. Un bon muscadet.

DOMAINE DE L’ERMITAGE, Menetou-Salon, 2010, (J12 ; 9 €). Superbe nez de soupe de fruits rouges et blancs, avec des notes de bourgeon de cassis, de cerise, de fumet. La bouche est rafraichissante, juteuse, saline, avec de beaux amers. La finale est puissante, épicée, enlevée. Passage obligé au stand J12 !

CHÂTEAU DE TRACY, Pouilly Fumé, 2010 (G39 ; 17 €). Le nez évoque le bourgeon de cassis, le fruit rouge et des fleurs fraiches. 100% sauvignon, le vin présente une belle minéralité dès l’attaque et déjà une certaine souplesse. De beaux amers (peau d’agrume) enveloppe un fruit rouge et acidulé. Un joli vin, sobre de surcroît.

DOMAINE DE BELLEVUE, Saint Pourçain, Origine, 2010 (P12 ; 7,60 €). Nous sommes en Auvergne où ne fait pas que du ski et du fromage! Dans le verre s’éveillent lentement des notes de poire, de fraise et de lie. La bouche manque encore un peu de dynamisme mais ces arômes de pêche de vigne, de poire et d’agrume créent une belle harmonie, surtout qu’une subtile gourmandise s’invite en finale. Un vin original sur une table.

DOMAINE AUX MOINES, Savennières, Roche aux Moines, 2009 (Q56 ; 18 €). Le nez affiche une sensation de sucre résiduel puis une subtile oxydation. Il annonce beaucoup de complexité. La bouche, puissante, étirée, complexe, dévoile des notes de truffe, de raisins de Corinthe et sa minéralité la rend tranchante. Un vin sans concession et d’une qualité remarquable.

DOMAINE DE MALTAVERNE, Pouilly Fumé, 2010 (S36 ; 10 €). Nous sommes encore dans cette belle appellation qu’est Pouilly Fumé, où le sauvignon est roi, comme chez sa voisine de Sancerre. Le nez, très aéré, est marqué par le silex, le champignon, sur le fruit blanc. Un classique dans ce village. C’est la texture qui a d’abord retenu mon attention. Le fruit est mûr mais sans excès. Une belle acidités et des notes poivrées donnent une belle impulsion au vin en finale.

LOIRE LIQUOREUX

DOMAINE DE LA PETITE CROIX, Bonnezeaux, Prestige, 2010 (J58 ; 16 €). C’est un peu la surprise de chef, ce Bonnezeaux, appellation confidentielle s’il en est. Ce qui interpelle en premier lieu : la puissance et la tension qui se dégagent du nez, puis cette fraicheur apportée par des épices douces. Les notes de mirabelles et d’abricot sont bien là mais pas exagérément mûres. En bouche, le fruit est très joli : l’ananas et des notes de cire de miel sont très avenants. D’une belle longueur, d’un fruit gourmand, juteux, voilà un vin à découvrir.

CHÂTEAU SOUCHERIE, Coteaux du Layon-, 2009 (M71 ; 9,70 €). Une très belle robe plein de légèreté et de brillance. Le nez se montre fin, aéré et affirme des notes de tilleul, de pêche. Fraiche, florale, printanière, la matière se veut aussi aérienne, tendue et parsemée de notes poivrées. On est loin des poncifs sucrayeux du Layon. A découvrir.

DOMAINE LA ROCHE MOREAU, Quarts de Chaume, 2007 (Q13 ; 27,70 €). Ces arômes fringants, marqué par le raisin sec, évoquent les sous-bois (feuilles, tourbes, terre mouillée). En bouche, le fruit est incisif, mordant et ces notes acidulées lui apportent beaucoup de droiture. Sur une tarte aux pommes. Mais ce vin se satisfait amplement à lui-même !

LOIRE - ROUGES

DOMAINE LAVIGNE, Saumur Champigny, 2010 (L6 ; 5,50 €). On aime les vins (hon)nets et sans fioriture sur VinSurVin, comme cet Anjou Villages qui vante un nez frais, aromatique avec la sensation de humer des baies impeccables et à point. Une bouche très “cabernet” s’il en est avec ce fruit dense, cet esprit sous-bois, champignonné et une acidité comme une épine dorsale. On relèvera également de l’élégance et un touché soyeux. Rapport qualité-prix ++

DOMAINE DES SANZAY, Saumur-Champigny, Les Poyeux, 2010 (G16 ; 8 €). Le nez est très cabernet franc, fruits rouges, fraises des bois. La bouche se montre nerveuse, minérale et corpulente. Voilà un vin convaincant.

DOMAINE DE PALLUS, Chinon, Les Pensées de Pallus, 2009 (S24 ; 13 €). Enfin un fruit net, perçant et vif ! Et des notes florales exacerbées. La bouche est fine, longiligne, marqué par le fruit rouge, le tabac, le chocolat. Suave, certes, mais tendue. Un très joli vin, soigné, recherché.

CLOS DE LA CROIX MARIE, Chinon, 2009 (L63 ; 8 €). Le nez mise sur le fruit mais on relève également des notes mielleuses de ruche d’abeilles et de fleurs (et oui!). Du fruit, de la gourmandise en bouche. Un vin qui fait bonne figure. Contrairement à l’étiquette.

FAMILLE LAURENT, Saint Pourçain, Puy Réal, 2008 (B15 ; 8 €). Le nez est puissant, animal, avec un côté “vin nature”. Le fruit, très mûr, est associé au sous-bois, à la truffe et se trouve légèrement viandé. Le fruit est en effet très croquant en bouche, mordant, avec une belle acidité. Une expression du gamay atypique, un vin de terroir très bien travaillé.

CHÂTEAU DES NOYERS, Anjou Villages, 2009 (G54 ; 6 €). On s’enivrerait simplement avec les arômes qui s’échappent de notre verre : un fruit très avenant, des notes florales de violette, de roses flétries. La bouche est gourmande, juteuse et fine. Cerises, sous-bois et cacao se fondent à merveille. Notez également ces beaux amers, ces tanins autoritaires qui cadrent bien la matière et ces notes de fruits secs. J’ai trouvé ça super.

PROVENCE  - CORSE - BLANC et ROUGES

BLANC

DOMAINE DE LA CHRÉTIENNE, La Lecque, 2010 (C29 ; 16€). Un nez très plaisant, marqué par la pêche blanche et le pamplemousse. C’est très rafraichissant. L’attaque est vive et rappelle une minestrone de fruits frais. La bouche est gouteuse, savoureuse. Voici un très joli vin de soif, pour l’apéro ou sur un méli-mélo fruits-crevettes.

ROUGES

CHÂTEAU HENRI BONNAUD, Palette, 2007 (C7 ; 21€). Un nez délicat et expressif qui promet un fruit savoureux et d’une belle maturité. La matière en bouche, effectivement, se monde extrêmement savoureuse. Lovée, sensuelle, mais racée également, elle délivre des arômes de café, de chocolat et une caresse anisée en finale. Que c’est bon de déguster du vin comme celui-ci ! Avec un carré d’agneau à la provençale ou un poulet Tandoori.

CHÂTEAU D’OLLIÈRES, Clos de l’Ermitage, Coteaux Varois en Provence, 2009 (G5 ; 19,80€). J’ai eu l’impression de déguster sur fûts, au domaine ! Le nez révèle un bel élevage sans toute fois annoncer un nez maquillé. En bouche, la nette impression de déguster du jus, un vin élaboré avec de belles baies, issues d’une belle vendange. On a même l’impression de pouvoir dissocier les cépages assemblés tant la bouche offre une palette aromatique riche et variée. J’ai adoré. Et je ne suis pas payer pour le dire ! Sur un carpaccio de bœuf.

DOMAINE DE TORRACCIA, Oriu, Porto-Vecchio, 2005 (H56 ; 20€). Le nez, super complexe, dévoile des notes de cerise confite, de réglisse, de moka. La bouche est très avenante, pleine, souple et joue sur les registres annoncés au nez. Les tanins sont encore vigoureux : ne soyons pas presser de le déguster. Un beau gibier ou des charcuteries de Vesco-Vatto, avec ça !

CHÂTEAU GUILHEM TOURNIER, La Malissonne, Bandol, 2009 (J13 ; 19€). Quelles senteurs de sureaux, de violette, de roses fraiches ! Une matière savamment dominée par le fruit et réhaussée par de douces épices, tout cela dans une structure très bien paufinée et droite. Les amateurs de Bandol devraient apprécier, notamment sur un gibier à plumes.

DOMAINE DE l’OLIVETTE, Cuvée Spéciale, Bandol, 2006 (Q43 ; 17,50€). Quelle jolie robe, avec ses reflets tuilés. Le nez exulte de fruits rouges et annonce une matière savoureuse. En bouche, c’est du jus, du fruit, de la gourmandise, avec des tanins encore joueurs et un milieu de bouche doté de beaux amers. Wahou ! Un civet de lapin de bruyère.

CLOS DI SIGNADORE, A Mandria di Signadore, Patrimonio, 2009 (T9 ; 18€). Fruits, tabac, thym, maquis explosent au nez. Pour un peu, on se croirait à l’opposé de la côte ouest, du côté de la Castagniccia ! En bouche, le fruit est gourmand, juteux, dense et tranché par une superbe minéralité. Avec un cake sucré-salé ou des baignets d’aubergines.

SUD-OUEST

BLANCS

DOMAINE DE LARTIGUE, Côtes de Gascogne, 2010, Blanc (G68 ; 5,50 €). Comme les arômes qui se dégagent fièrement du verre, la bouche de ce côtes de Gascogne “sauvignonne” à l’envie : agrumes, citron vert, pomelos s’imposent et apportent beaucoup de fraicheur. C’est vivifiant, rafraichissant et original sur une table. Mettez-moi un carton de 6 pour l’apéro avec les copains ! Néanmoins, je serais curieux de le redéguster dans une paire d’année. Rapport qualité-prix excellent ++

DOMAINE CAUHAPÉ, Jurançon, La Canopée, 2009, Blanc (T16 ; 23,50€). Le domaine phare en Jurançon. J’ai adoré le nez : champignon, écorces de bois, miel, cire, fleur de vanille… Et cette bouche ! En dépit des notes rondes et grasses que présentent le nez, la bouche se montre, elle, vive, tendue, riche et puissante. L’équilibre fruit/acidité est remarquable. La texture est juste très belle, la minéralité saisissante et ce côté brûlant procure beaucoup d’énergie eu vin. J’adore !

ROUGES

DOMAINE RENÉ RIEUX, Gaillac, Concerto, 2006 (B 31 ; 7,50€). Des notes de fruits noirs, de fourrure au nez. Une bouche assez ample, d’une certaine élégance et du fruit qui ne cherche qu’à s’exprimer. Voilà un vin doté d’un joli touché et d’une gourmandise tout à l’avantage de l’amateur de Gaillac. Salade de gésiers.

DOMAINE DAMIENS, Madiran, Saint Jean, 2009, Rouge (D44 ; 12 €). Le nez m’a interpelé tant il rappelle la lie de vin, les chais du vigneron, les dégustations sur fûts. Merci pour le voyage ! La bouche est classieuse, dotée d’un fruit mordant, vif. Les tanins sont encore vigoureux, alors, on pourra réouvrir ce madiran dans deux ou trois ans. Sur un chili con carne.

CLOS TROTELIGOTTE, Cahors, La Perdrix, 2007, Rouge (J40 ; 9 €). Voilà un Cahors qui n’en fait qu’à sa tête ! Son nez respire la fleur et les fruits noirs du Sud-Ouest, ces pots de confiture tout juste ouverts. Là aussi, beaucoup de buvabilité, grâce à une matière très aérée et un fruit juteux. A ouvrir avec les copains sur un repas assez simple, genre hachis parmentier onctueux (et maison, of course).

CHÂTEAU DU FRANDAT, Buzet, Expression, 2006, Rouge (K62 ; 12,20 €). Le nez est assez perçant, vif, avec des notes de fumé. Marqué par un joli fruit, net, gai (cerise, fraise) et des notes végétales en suspension, le nez évolue vers la réglisse, le graphite, le tabac. C’est très avenant. Le fruit reste net et expressif en bouche, on sent que ça vit ! La structure est marquée par un joli grain, des tanins encore grivois. Et ce jus qui ne cesse de pimenter la bouche ! La finale reste énergique grâce à une belle trame acide, des notes d’épices et un tabac fort à propos. Un Buzet bien fait et très cohérent, qui mettra la raclée à plus d’un bordeaux. Avec un bon rôti aux ceps.

DOMAINE DU CRAMPILH, Madiran, Vignes Vieilles, 2007, Rouge (L 12 ; 14€). Le nez se montre très plaisant, juteux et réglissé dès l’ouverture. Loin de certains madiran un peu austère et virulent, celui-ci présente une bouche pleine de fraicheur, d’arômes de fraise, de bâton de réglisse. Un madiran qui m’a beaucoup plu. Un boudin noir sauté, compote de pommes.

CHÂTEAU LACAPELLE CABANAC, Cahors, Malbec XL, 2007, Rouge (M1 ; 12,75 €). Une fois de plus, et ce pour la troisième année consécutive, le vin de Thierry Simon et Philippe Vérax se démarquent de leurs pairs. Le nez reste invariablement sur le fruit, la fraicheur, de même que la bouche, juteuse, souple, fine et aérée avec de beaux tanins pour qui apportent du chien à la matière. Certains l’ont bien compris à Cahors : fini les élevages à la bordelaise, les bouches mastoques et étouffe-chrétien. Place au fruit, à la buvabilité et à la joie ! Avec un confit de canard en cassolette.




VALLÉE DU RHÔNE - BLANCS

CHÂTEAU SAINT SAUVEUR, Cuvée des Moines, Muscat Beaume de Venise, 2009, liquoreux (B4 ; 12,20€). C’est le nez qui interpelle de suite : frais, fin, floral, mêlé à à de délicates senteurs exotiques. La matière se montre savoureuse d’entrée puis sillonne en bouche grâce à une belle fraicheur et quelques notes de poivres en finale. Délicieux sur une tarte normande, ou seul !

DOMAINE DE FENOUILLET, Muscat Beaume de Venise, Liquoreux (E23 ; 11,50€). Douceur, suavité et fraicheur au nez, que l’on retrouve en bouche avec des notes exotiques (mangue, ananas). Un vin d’hédoniste !

DOMAINE BERTHET-RAYNE, Cairanne, Castel Mireiro, blanc (L59 ; 11€). Le nez est très aromatique, floral, sur le fruit jaune (pêche, prune). Le fruit se montre précis en bouche et surtout très bien accompagné par des beaux amers (noyau) et de beaux agrumes juteux. Un vin doté d’un bel équilibre et d’une jolie trame.

VALLÉE DU RHÔNE - ROUGES

BOSQUET DES PAPES, Châteauneuf du Pape, Chante le Merle - Vieilles Vignes, 2009 (B11 ; 34€). Le nez, dominé par le roi grenache, impose une matière fraiche et aérée, des notes racées de fruits noirs tels que le pruneau et la mûre. La bouche est savoureuse, riche mais conduite par une trame acide élégante. Puissance et complexité se dévoilent dans un second temps sous l’action d’un fruit mis en valeur par un élevage soigné.

DOMAINE DE LA MILIÈRE, Châteauneuf du Pape, 2009 (C33 ; 21€). Le nez révèle beaucoup de finesse, des senteurs de griottes et de petits fruits noirs (cassis, mûre). Dense et mesuré dans un premier temps, le vin s’épanouit en bouche dans une finesse assez remarquable. Tabac, thym, moka composent une bouche qui se complexifie à l’aération tout en restant encore un peu serrée. Car le temps nous en dira encore plus sur ce vin qui cache encore beaucoup de mystères. Sur une épaule d’agneau boulangère.

DOMAINE CHAMFORT, Vacqueyras, 2009 (C59 ; 9,30€). Le nez complexe, presque énigmatique, a de quoi séduire, notamment de par ces émanations de mûres sauvages et de cerises noires que des notes de fenouil viennent surélever. La bouche se montre pleine, riche et la finesse n’a pas été occultée.

LE MAS DES FLAUZIÈRES, Julien, Séguret, 2009 (D6 ; 8€). Ces notes de cerise, de tabac, de cuir ne sont pas sans nous rappeler Maury ou Rivesaltes, dans le Roussillon ! La bouche est dense, puissante avec des côtés crème de cassis et des tanins qui cadrent la matière. A découvrir, notamment par les amateurs de gibier.

DOMAINE LES HAUTES CANCES, Vieilles Vignes, Côtes du Rhône Village, Cairanne, 2009 (D42 ; 11,80€). Le fruit associé à des notes de torréfaction rendent le nez plaisant. La bouche exprime gourmandise et puissance. Un vin qui rappelle son cousin de Gigondas.

DOMAINE WILFRIED, Rasteau, 2009 (F5 ; 10€). Il faut se montrer patient avec ce Rasteau particulièrement délicat, si ce n’est précieux. Le nez, large et loin d’être aguicheur, se veut d’abord réservé. Aérien avec cette fraicheur toute matinale, ces notes de pétales de roses, il dévoie ensuite un côté soupe de fruits à point. La bouche, elle, se montre un peu moins réticente et lorsqu’elle se détend enfin, c’est pour offrir gourmandise et complexité.

DOMAINE TOUR SAINT-MICHEL, Féminessance, 2009 (F18 ; 32€). Vous prendrez certainement beaucoup de plaisir à humer ce vin tant le nez est parfumé, floral, printanier pour laisser place ensuite à un fruit noir mûr (cassis, mûre, figue) et des notes de cacao amer. La matière est là, en bouche, grasse, complexe et large. Un vin très séduisant.

DOMAINE DE COMBEBELLE, Côtes du Rhône Villages Roaix, 2009 (J3 ; 6,80€). Ne pas se fier à l’étiquette qui aurait bien besoin d’un coup de jeune. Mais j’aime bien ce nez atypique, avec ses côtés évolués, fruits macérés, cerise griotte. L’élevage a été suffisamment mesuré pour apporter du gras et de la souplesse tout en gardant un e certaine fraicheur et un fruit à point.

DOMAINE MICHELAS SAINT JEMMS, Terre d’Arce, Crozes Hermitage, 2009 (K24 ; 23€). Il faut s’arrêter sur les arômes qui s’échappent du verre : cassis et zan dominent les débats ; le fruit est mur, généreux sans être dénué de finesse. Place au fruit en bouche. La matière est tendre et juteuse. L’acidité bien calibrée allonge le vin qui se montre aéré en final. Du très bon travail. J’irai déguster le Cornas de la même maison.

DOMAINE GRAND ROMANE, Prestige, Gigondas, 2009 (Q7 ; 13€). Le millésime 2009, au pied des Dentelles de Montmirail, c’est du lourd ! La bouche est dominée par le fruit noir, le cèdre, le romarin, le cuir gras. Les tanins soyeux charpentent un vin doté de saveurs complexes (cumin, poivre), de fruits cuits (griotte, cassis), de réglisse noir. Un côté Grace Jones ce Gigondas. J’essaierais bien un coq au vin.

CHÂTEAU MAUCOIL, Châteauneuf du Pape, Privilège, 2009 (Q33 ; 32€). Le nez se montre d’abord dompté par la syrah, d’où ces notes de bourgeon de cassis fraiches perçues au “premier nez”. Puis des tonalités plus sudistes surgissent (pinède, sauge, thym). La bouche se montre souple, élégante et d’une bonne densité, le fruit très mûr et les tanins un peu fins.

DOMAINE RAYMOND USSEGLIO, Châteauneuf du Pape, 2009 (R14 ; 20€). Un bouquet très plaisant, automnal ce jour là puisque sous-bois, champignon, fougères s’imposaient au nez, associés à des petits rouges. La matière, souple et harmonieuse dans un premier temps révèle ensuite une envergure remarquable. Elle décline une belle palette de petits fruits très vifs, de marc de raisins et des tanins déjà bien fondus. Un très beau vin. Sur un gigot de chevreuil.

DOMAINE LA GARRIGUE, Vacqueyras, La Cantarelle, 2009 (R58 ; 20€). Un nez très frais qui exulte un fruit savoureux et surtout rien de “viandé” comme c’est parfois le cas sur Vacqueyras.La bouche est belle, savoureuse, d’une belle puissance et équilibrée. Rien de consensuel ici, un vin affirmé.

DOMAINE LE VAN, Côtes du Ventoux, Le Zinc Des Potes, 2010 (S6 ; 7,50€). Comme son nom l’indique, voilà le petit vin de copain sur le fruit rouge juteux, la fraicheur, la gouleyance. Pas de là à le prendre pour un vin nature, mais c’est le vin de soif qu’on aime trouver autour d’une table, notamment l’été.


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Information pratiques

Dates et horaires

Adresse: pavillon 7/1, Parc des expositions de la Porte de Versailles, Paris ème arr

Dates et horaires d’ouverture

Jeudi 24 / vendredi 25 / samedi 26/ dimanche 27 novembre: 10h-20h

Lundi 28 novembre : 10h-18h

PRIX D’ENTREE : Plein tarif: 6 euros - Tarif réduit: 3 euros (groupe de 20 personnes - étudiants - Gratuit pour les étudiants en sommellerie, restauration, viti-oeno/ presse sur présentation d’une carte de presse en cours de validité / Enfant de moins de 15 ans accompagné d’un adulte.

1 verre de dégustation est offert par personne présente à l’entrée du salon

Liste des exposants: 1- Vente de catalogue sur place: 4 euros TTC 2- Affichage sur place 3- Sur le site en cliquant sur préparez votre visite

Restauration: rapide ou assise sur place

Accès:

http://www.viparis.com/Viparis/salon-paris/site/Paris-Porte-Versailles/fr/8

DATES ET LIEU

PAVILLON 7 1. PARIS EXPO – PLACE DE LA PORTE DE VERSAILLES - 75015 PARIS

24-25-26-27 novembre : 10h-20h

28 novembre : 10h-18h

Fermetures des portes au public 1/2 heure avant la fermeture des portes du salon

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15 November 2011

Vignerons Indépendants 2011 Lille

capture-de28099ecran-2011-10-31-a-171110Allez dire que les Lillois ne boivent que de la bière, c’est bien les méconnaître, surtout vu le nombre d’excellents bars à vin que compte cette somptueuse ville. Après avoir dégusté près de 500 échantillons, et à la demande des Vignerons Indépendants de France, VinSurVin vous dresse les vins que vous seriez bien tentés d’aller déguster lors du Salon des Vignerons de Lille, Au Grand Palais, du 18 au 21 novembre 2011. Lire la suite…

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SALON DES VIGNERONS INDEPENDANTS DE LILLE

Grand Palais, du 18 au 21 novembre 2011

LES PRÉFÉRÉS DE VINSURVIN

Vins classés par ordre alphabétique des stands

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ALSACE - BLANCS

KLEIN AUX VIEUX REMPARTS, Riesling-Schlossreben, 2007 (A14 ; 9,50 €). Un nez nerveux, frais, fleuri et d’un fruit ostentatoire. De la jeunesse encore en bouche, le vin a conservé son acidité et demeure tranchant, dynamique, avec ce grain très minéral en fil conducteur. La finale est sur les agrumes et une pointe de poivre blanc. Un vin net, puissant et très droit.

CLOS SAINTE APOLLINE, Prestige, 2007 (C44 ; 15 €). Coing, mirabelle, acacia, gentiane exultent au nez, des fruits et fleurs que l’on retrouve en bouche, soulignés par une trame agrume et, surtout, par une minéralité manifeste, signe du respect du terroir. De beaux arômes, une structure net, un riesling très plaisant.

JEAN-PHILIPPE ET JEAN-FRANÇOIS BECKER, Grand Cru Riesling Froehn, 2008, (D29 ; 13,25 €). Comme au nez, le fruit en bouche est mûr, dense mais il n’en reste pas moins vif et affuté. Un fruit auquel des notes calcaires donnent beaucoup de relief.

BERNHARD-REIBEL, Sylvaner, 2010 (D59 ; 6€). Le nez est herbacé, floral et d’une certaine complexité. Avenant, vif et poivré, il possède des arômes bien à lui. La bouche est fine, élégante, aérienne, très florale et s’exprime longuement en bouche. Un très joli vin et un excellent rapport qualité-prix.

DOMAINE MITTNACHT FRÈRES, Gewurztraminer - Les Terres Blanches, 2010 (F55 ; 10,45 €). J’aime beaucoup ce nez aérien et ample qui s’affiche d’entrée. C’est frais, tranchant, sans artifice. La bouche est elle aussi très rafraichissante, citronnée et salivante. Un vin de soif !

DOMAINE LÉON HEITZMANN, Grand Cru Kaefferkopf, Gewurztraminer, 2009 (G45 ; 15,50 €). Le nez se montre droit, net, frais, d’un joli fruit blanc nuancé par des notes de poire et de lavande. Ça s’annonce super sérieux. La bouche est légère, aérée, frivole avec ses insinuations aubépines et feuilles mortes. Un vin très bien travaillé, doté de beaucoup de complexité.

DOMAINE RUNNER, Alsace, Pinot Gris 2010 (G46 ; 7,10 €). Il ne faut jamais se fier aux apparences. Non, parce que si l’on se réfère ici à l’étiquette, on part les jambes à son cou. Mais, j’ai bien aimé le côté “vin de soif” de ce pinot gris, cette bouche rafraichissante, ce côté juteux, simple, sympa.

BAUMANN ZIRGEL, Riesling-Streng, 2009 (J4 ; 9,90 €). Sa couleur est chatoyante ! Le nez révèle un fruit net, frais, cueilli à terme. Reine claude et nectarine affluent au nez. En bouche, le fruit révèle toute sa jeunesse. Ne demandant qu’à flamber, on attendra un couple d’année pour vraiment en profiter, mais c’est prometteur. De très belles acidités, des agrumes juteux, de la puissance et surtout un vin déjà très étiré. Tout cela pour moins de 10€.

BORDEAUX - RIVE GAUCHE - BLANCS et LIQUOREUX


CHÂTEAU PONT DE BRION/LUDEMAN LES CEDRES, Graves, 2010, blanc sec (F37 ; 11,50 €). Des arômes de citron jaune, de pomelo et beaucoup de fraicheur dans le verre ! Citron, melon et acacia composent une bouche rectiligne. A l’apéro ou sur des poissons/viandes blanches en sauce.

CHÂTEAU DU CROS, Château du Cros, Loupiac, 2008, blanc liquoreux (J13 ; 14,80 €). Il faut beaucoup de fraicheur au nez d’un blanc liquoreux pour ne pas vite saturer. Et de la fraicheur, ce loupiac n’en manque pas. Un fruit mûr et discret s’extirpe du verre, des notes florales aussi, dans un bouquet très aérien. La bouche est gourmande et exprime un fruit jaune bien mûr mais mesuré. La fraicheur permet de lui donner une très belle buvabilité.

BORDEAUX - RIVE GAUCHE - ROUGES

CHÂTEAU LA ROSE BRANA, Saint-Estèphe, 2009 (B35 ; 17 €,). Au nez, si l’on tarde à trouver la fraicheur, c’est parce que le fruit mûr et gourmand domine les débats. Une caractéristique de ce millésime 2009. Le fruit reste généreux en bouche, les tanins sont croustillants. Un vin qui saura attendre quatre à six années pour démontrer tout son potentiel.

CHÂTEAU GRANINS - GRAND POUJEAUX, Moulis en Médoc, 2009, Rouge (F59 ; 14,50 €). J’ai beaucoup aimé ce nez délicat, fin, toasté, presque beurré. Sa bouche, marquée par le fruit mûr est super confortable. La minéralité apportée par les calcaires procure beaucoup de fraicheur et de vivacité à la matière. Les tanins sont fins et croustillants, les alcools délicats, l’acidité filiforme. Vraiment très bon. Avec une caille aux figues.

CHÂTEAU L’INCLASSABLE, Médoc, Cru Bourgeois, 2008 (G36 ; 14,50 €). Sur un millésime plus compliqué et moins encensé que 2009, Rémy Fauchey parvient, une fois de plus, à rendre une très très bonne copie. Le nez joue un peu la carte de la nonchalance mais surtout de la finesse. Avec ses notes de fruits écrasés (framboise, fraise) et sa subtile fraicheur, le bouquet annonce un vin délicat. Le fruit est net en bouche, les tanins vifs, et le vin révèle en fait beaucoup de dynamisme et de tension.

CHÂTEAU LA MOULINE, Moulis en Médoc, Cru Bourgeois, 2009 (J30 ; 12 €). Encore une superbe couleur et un nez savoureux qui annonce un vin plein et riche. L’attaque est un peu plus souple que chez Bel Orme (lire au-dessus) mais sa puissance maintient un vin qui n’en demeure pas moins superbe. Le fruit (mûre, cassis) est net, gourmand, la bouche crémeuse. A boire dès maintenant.


BORDEAUX - RIVE DROITE - ROUGES

CHÂTEAU TRAPAUD, Saint-Emilion Grand Cru, 2009 (A58 ; 16.30 €). Il n’échappe pas à la règle du millésime 2009, riche en fruit et doté de belles extractions. Son nez n’en a que pour le petit rouge et la fraicheur des matinées des vendanges ! Le fruit en bouche est d’une très belle qualité et d’une parfaite maturité. La matière offre une mâche remarquable et on est sous le charme de ce fruit qui ne cesse de s’étirer en bouche, maintenu qu’il est par l’acidité et un joli poivré en final. Du beau travail.

CHÂTEAU L’ESCART, Bordeaux Supérieur, Omar Khayam, 2009 (B57 ; 15 €). Des notes de cassis, de sureau, de fleurs embaument notre verre. Le fruit est juteux, sur le cassis, la groseille. On attendra encore un an ou deux pour que la structure se mette bien en place et que les arômes s’expriment pleinement. Un joli vin en devenir.

VIGNOBLES ROUSSEAU, Lalande de Pomerol, 2009 (C28 ; 16€). Le nez mériterait un petit plus de fraicheur mais on ne lui en voudra pas car le vin compense en bouche avec un fruit mordant, un milieu de bouche vif et une belle allonge. Un vin à déguster.

CHÂTEAU LA REVERENCE, Saint-Emilion Grand Cru, 2009 (C53 ; 24 €). Si le nez se montre un timide à l’ouverture (carafage nécessaire !), il n’en révèle pas moins une certaine fraicheur. La bouche se montre, elle, riche, grasse et généreuse, sans tomber dans l’excès, grâce, notamment, à des tanins encore croustillants et à une belle tension qui prolonge le plaisir. Un très joli vin, racé et bien équilibré.

CHÂTEAU CLOS SAINT PHILIPPE, Saint-Emilion Grand Cru, 2009 (E23 ; 14,80 €). Un très joli nez, animal, sous-bois, gibier. Et quelle fraicheur ! La bouche est dense, marquée par le fruit noir et d’une certaine élégance. Un vin plus que recommandable.

CHÂTEAU LAFARGUE, Pessac-Léognan, 2009 (F1 ; 17 €). De l’élégance, de la fraicheur avec des notes chocolatées, le nez est très avenant. La bouche est d’une très belle tenue, dotée d’une bonne mâche et, déjà, d’une certaine complexité. Rien de surfait, un vin net et soigné.

CHÂTEAU DE LA COUR D’ARGENT, Bordeaux, 2009 (F25 ; 8,50 €). Le merlot apporte au bouquet cette touche incomparable de fruits rouges. On y décèle beaucoup de finesse et de féminité aussi. La bouche révèle une matière souple et grasse, de jolis tannins, des notes de sous-bois. Un très bon rapport qualité-prix.

CHÂTEAU LALANDE-LABATUT, Bordeaux, Prestige, 2009, Rouge (F47 ; 5,85 €). Lauréat pour la troisième année consécutive ! Quelle régularité pour ce “petit” bordeaux qui ne cessera de m’étonner. Son nez gourmet déborde de petits fruits des bois, de cerise, de cassis rouge, de fraise juteuse et trouve le moyen d’évoluer vers des notes de pain d’épice, de chocolat. C’est épatant ! La matière est tendre, juteuse, d’un grain fin et la structure s’allonge pour évoquer les épices douces en finale. Sur un filet mignon aux petits légumes de saison.

DOMAINES BOYER, Saint-Emilion Grand Cru, Clos de la Cure, 2009, Rouge (H10 ; 18 €). J’aime bien ce nez un peu aristo, d’une belle densité, gras. Une certaine classe, il faut l’avouer. Le fruit mûr et apprêté apporte beaucoup de délicatesse à la matière qui gagnera de l’assise avec le temps, à n’en pas douter. Savoureuse, étirée et fraiche en finale, voilà un vin qui mérite cette appellation “Grand Cru”, trop souvent galvaudée dans la région. Sur un chapon farci aux morilles.

BOURGOGNE - BLANCS


DOMAINE JACOB, Ladoix, 2010 (A4 ; 16 €).
Dans cette appellation encore confidentielle, on ne fait pas que du bon vin rouge (voir plus bas), la preuve avec ce chardonnay d’un nez très élégant oscillant entre coquillage et fruit exotique. La bouche est souple, gourmande (abricot, ananas) et d’une belle trame acide. Des amers, des notes de coquilles de noix se joignent par la suite à cette palette aromatique qui n’est pas sans rappeler… le Jura ! Un joli vin à déguster.

DOMAINE DE LA MEULIÈRE, Chablis 1er Cru Les Fourneaux, 2009 (B9 ; 11,70 €). . Un nez de beurre frais , de fruits secs, de fruits jaunes murs et exotiques. Pas dénué de fraicheur, des notes de fumé et de craie s’invitent enfin. Une très joli nez, donc. La bouche est ample, énergique, généreuse. Un joli grain s’impose, un touché subtil, d’une trame minérale très large, marque du climat “Les Fourneaux”. Je continue ou j’arrête ?!

DOMAINE MANCIAT-PONCET, Pouilly Fuissé Les Vieilles Vignes des Crays, 2009 (C4 ; 16,60€). Dans une appellation où nombreux sont les vins marqués par des élevages disgracieux (vins boisés, sucrayeux, caramélisé), ce chardonnay s’en sort très bien. Certes exotique (ananas, mangue) au nez, il n’est pas dénué de fraicheur grâce notamment à cette minéralité pierreuse et ces notes de citron. Cette minéralité s’impose en bouche, crayeuse et dotée d’un fruit assez fougueux. Place au fruit et sol, donc. Et c’est bien l’essentiel.

DOMAINE NINOT, Rully La Barre, 2009 (D1 ; 10,90 €). Un nez assez complexe qui rappelle les clairières, le sous-bois humide. La bouche est vive, nette, fraiche, pointue. Sans fioriture, un vin “cash”.

DOMAINE DE LA TOUR, Montagny 1er Cru, 2009 (D63 ; 9,80 €). Le nez se montre légèrement oxydé, champignon, humus, de même que la bouche avec quelques notes de rancio. Un vin doté d’une vraie personnalité, presque atypique, avec ce côté jurassien.

DOMAINE OLIVIER, Santenay, Le Bievaux,  L’Air de Rien, 2009 (E41 ; 18 €). Automnal le nez de ce Santenay qui finit par dévoiler des notes de fruits blancs. Sa bouche est gourmande (fruits jaunes) avec beaucoup de densité et un joli gras.

CHÂTEAU DE CHAMILLY, Montagny 1er Cru Les Burnions, 2009 (J41 ; 14,50€). L’appellation qui m’a séduit lors de la dégustation des blancs de Bourgogne. Avenant, printanier, marqué par la prune, le panier de fruits rouges et blancs, le nez est ravissant. La bouche est sur la fraicheur, le fruit et elle démontre beaucoup de tonicité, notamment en finale où l’on n’occultera pas ce poivré  de feu ! Un vin féminin.

BOURGOGNE - ROUGES

BERTRAND MACHARD DE GRAMONT, Nuit Saint Georges Les Vallerots, 2009 (A9 ; 24 €). Le nez m’évoque un méli-mélo de fruits, le sirop de mûre et aussi la bruyère, le genêt, en lisière de forêt. En bouche, loin de la gourmandise qui domine 2009 en Bourgogne, ici, priorité au jus, à la gouleyance, à la fraicheur. Le vin se révèle et se densifie progressivement à l’aération, pour nous signifier qu’il faudra y revenir en 2015-2018, puis nous gratifie d’un joli poivré en final.

DOMAINE RÉGIS BOUVIER, Marsannay, Clos du Roy, Tête de Cuvée, 2009 (A16 ; 18 €).. Le nez est riche, gras et rappelle la confiture de fruits maison. Associé au chocolat des notes florales, de violette, viennent narguer le nez : un pur bonheur. La bouche est ample, élégante et gourmande, comme le nez l’annonçait (confiture de fruits rouges) mais une fraicheur agrumée et des notes d’épices douces réhaussent l’ensemble avec brio. L’élevage est très bien mesuré. Du très beau travail.

DOMAINE BEL AVENIR, Saint Amour, Laura, 2009 (A54 ; 9 €).
Du fruit, certes, c’est ce qu’on attend un peu sur un gamay du Beaujolais. Mais ce serait bien réducteur. Le nez est confituré (gariguettes) chez ce Saint-Amour, et on est heureux d’y relever des notes herbacées de thym, de romarin, qui complexifient le bouquet. Une belle densité en bouche, du fruit noir (griotte, mûre) et une finale aérée sur une épice douce.

DOMAINE NUDANT, Ladoix 1er Cru, La Corvée, 2009 (B25 ; 21€). Prenez le temps de humer ce vin qui exhibe fraicheur et délicatesse. Respirez ces fruits gourmands associés à des notes de humus de panier de champignons frais. C’est fin, aéré, subtil. Le fruit est croquant, riche et abondant en bouche, presque sucré et surtout très persistant. Des nuances d’oranges sanguines apportent fraicheur et acidité et les tanins structurent le vin de façon assez ferme.

DOMAINE LOÏC DURAND, Chorey les Beaune, Les Beaumonts, 2009 (C21 ; 11,50 €). Le nez est très vif, croquant, sur la cerise kirchée, la réglisse mais aussi l’amande. La matière en bouche est encore serrée et s’est peut-être refermée, changement de saison oblige. Mais l’aération la rend déjà ample. On patientera quelques mois pour que s’affirment cerise, petits fruits rouges et senteur de cuir.

DOMAINE HUGUENOT, Marsannay, Champs Perdrix, 2009 (C59 ; 17,50 €). Ce fut Ladoix l’année dernière, ce sera Marsannay mon village coup de cœur cette année. Le nez évoque la fourrure, le cuir, le fruit flétri, le café fraichement moulu. Et des épices d’un autre continent sillonnent le verre avec une légèreté déconcertante. La bouche exprime la fraicheur, la gouleyance et la vivacité. Le fruit se montre gras à l’aération mais la matière svelte ceci dit, et les tanins toniques. On est également séduit par ces notes de torréfaction, d’arabica, qui viennent habiter la bouche. Un beau potentiel de garde.

CHÂTEAU DE CERCY, Moulin à Vent, 2010 (D56 ; 10,50 €). Derrière ce nez plein de fraicheur, notamment grâce à ces notes de menthol qui planent au-dessus du verre, se cache une matière dense et charnue. En bouche, priorité au fruit, juteux et plein de tonicité. Petite touche boisée en finale mais l’élevage se montre discret et efficace. Un gage pour l’avenir.

DOMAINE PAGNOTTA-Maranges 1er Cru, La Fussière, 2009 (H45 ; 11,70 €).
. Un joli fruit expressif au nez (fraises écrasées), une certaine gourmandise, des notes de feuilles mortes : voilà un joli nez bien du sud de la Côte de Beaune. La bouche est tendre, sur le fruit rouge, d’une bonne tenue. Un vin honnête, rien de surfait et qui sent le travail à la vigne.

DOMAINE THIERRY ODOUL COCQUARD, Clos de Vougeot Grand Cru, 2009 (H54 ; 50 €). Ce vin m’a épaté, il faut bien le dire. Le nez est d’une fraicheur, d’une profondeur et d’une sveltesse inouïes tout en révélant des arômes extrêmement simples de minestrone de fruits rouges. Si le fruit en bouche se montre frais, friand, épanoui, attardez-vous sur la structure de ce vin car c’est là que semble avoir été mise la priorité, surtout en 2009 où la matière est particulièrement généreuse. Le vin est d’une profondeur édifiante, d’un touché tout en lévitation. La minéralité lui apporte, par ailleurs, beaucoup de droiture. Un cas d’école.

DOMAINE CHRISTOPHE SAVOYE, Chiroubles, Loïc, 2009 (J36 ; 7,90 €). Un nez affirmé, exigeant de cerise, de cassis avec une délicate et agréable pointe de réduction. La bouche est très marquée par le cassis, et les épices. Une bouche affirmée également qui joue sur le registre de la puissance, avec des tanins granuleux et fin. S’il manque un peu de diversité aromatique, à mon goût, on apprécie son côté orgueilleux.

CHAMPAGNE

CHAMPAGNE SERVEAUX ET FILS, Pinot Meunier (A22 ; 16,20 €). Les bulles sont vives, folles même ! J’aime cette expression du pinot meunier, de fruits jaunes confits associés à des notes de fruits rouges (fraise, framboise). La bouche qui met en lumière fruits rouges et agrumes, se montre élégante, féminine. Un beau champagne de soirée qui ne peut que plaire ! Très bon rapport qualité prix

CHAMPAGNE GIMONNET GONET, Champagne, Brut (J48 ; 16,50 €). Le nez se montre assez vif même si les arômes (fruits blancs, pain grillé) tardent à se révéler, car délicats. La bouche se montre vive, pleine et sassez souple. La finale sur les agrumes lui donne beaucoup de tonicité et de fraicheur.

JURA-SAVOIE BLANCS

DOMAINE JEAN VULLIEN ET FILS, Savoie Chignin Bergeron, 2010, Blanc (B54 ; 10 €). Si le nez se montre un peu boisé, les fruits jaunes mûrs plairont à plus d’un(e) ! La bouche, marquée par le citron, le pamplemousse, affiche une sacré puissance. De beaux amers s’invitent par la suite ainsi que des notes poivrées, sans compter cette tension qui étire le vin. Du beau travail.

DOMAINE ROLET, Côtes du Jura, Chardonnay, 2007, Blanc (C 36; 8€). Derrière une subtile oxydation et des senteurs de coquilles de noix, c’est le fruit qui domine incontestablement. Et l’association est délicieuse. La bouche se montre très vive, sur des notes d’agrumes, de fleurs blanches.

DOMAINE JACQUES TISSOT, Arbois, Les Corvées sous Curon, 2009, Blanc (E54 ; 10,90 €). Le nez, plaisant, serein, évoque le fruit jaune, le miel de romarin, la sève de pin. La bouche est fraiche, nette, pleine de panache. Côtés arômes, c’est d’abord ce côté bonbon au fruit qui séduit avant que le vin nous emmène vers un univers de forêt (pin, sous-bois) et que des notes de safran n’aiguisent la finale.

DOMAINE DE LA PINTE, Arbois Pupillin, Chardonnay, 2009, Blanc (G 47 ; 9€). Le nez est très plaisant, serein serait-on tenter d’écrire. Fruits jaunes, sève de pin, miel s’expriment à l’aération. La bouche est fraiche, nette, marquée par le fruit mûr, le bonbon anglais mais aussi la forêt, la bruyère le pin. Un très joli vin, fin et soigné.

JEAN-LUC MOUILLARD, Côtes du Jura, 2009, Blanc (H6 ; 7,50 €). Le nez dévoile un côté exotique, de la rondeur et une pointe agrumée bien agréable. La matière se montre très minérale, tranchante avec un concert de fruits blancs, d’agrume et un soupçon ananas. De la persistance, de l’allonge : un très joli chardonnay.

LANGUEDOC BLANCS & LIQUOREUX

MAS AMIEL, Maury, Vintage Charles Dupuy, 2007, Liquoreux (D51 ; 35€). Encore un “must” à ne manquer sous aucun prétexte. Le nez se montre très racé, fier et intransigeant : de concert, pruneaux, mûre, olive, tabac, cigare frais exultent au nez. La bouche est gourmande, savoureuse, équilibrée. Magnifique. Sur un dessert au chocolat noir, et vous faites un malheur.

DOMAINE CAZES, Muscat de Rivesaltes, 2007, Liquoreux (E48 ; 12,30€). Le Rivesaltes, c’est un peu mon péché mignon. Le nez frais, épicé, nerveux de ce 2007 m’a séduit. Complété par des notes de cédrat, d’orange, de thym et de poivre, ses arômes s’étoffent à l’aération. Et Dieu que ça sent bon ! La bouche, dense, suave, sur le fruit confit, n’en est pas moins équilibrée grâce à la fraicheur du fruit et des notes épicées ; sans compter cette finale explosive.

MAS DE DAUMAS GASSAC, IGP Pays d’Hérault, 2010, Blanc sec (G40 ; 30€). Daumas Gassac, c’est un peu la Rolls du Languedoc. Un nez qui se complexifie après une bonne aération (comprendre carafage!) pour offrir des notes de fruits jaunes bien mûrs ( (abricot, pêches de vignes, raisin de Corinthe) puis de garrigue (thym, genêt, ciste). L’équilibre fraicheur/maturité est très intéressant et la minéralité joue ici un rôle tranchant. De très jolis arômes, assurément. La bouche, en revanche, n’est pas sur le registre du dynamisme. Elle nourrit une certaine gourmandise et beaucoup d’élégance. Des notes de garrigue complexifient la matière, d’une persistance convenable.

LANGUEDOC - ROUGES

DOMAINE DES HOMS, Minervois, Pauk, 2010 (A34 ; 8€). J’adore ce nez un peu réduit, animal, fourrure. La bouche est souple, élégante, gourmande et vibrante. Ces notes animales qui dominent lui donnent de la race. La finale est relevée, marquée par le cuir et le; poivre. Très joli vin. Encore un très bon rapport qualité-prix.

CHÂTEAU DE NOUVELLES, Fitou, Gabrielle, 2009 (B31 ; 13€). Notes de fruits rouges croquant et de senteurs florales. La bouche présente une jolie mâche, fondue, séveuse avec des notes de peau de fruits et animales.

ABBAYE SYLVA PLANA, Faugères,Songe de l’Abbé, 2009 (B 72 ; 15€). Quelle fraicheur au premier nez ! Des arômes de fleurs fraiches, de groseille, de mûre qui ne m’ont pas laissé insensible. La bouche est également marquée par la fraicheur, la légèreté avant que matière, gras et puissance n’impriment leur patte. Fruits (griottes, groseilles cassis), tabac et sous-bois composent une bouche dense, bien calibrée et savoureuse.

DOMAINE DES 2 ÂNES, Corbières, l’Enclos, 2009 (C6 ; 12€). Le nez dévoile une légère réduction à l’ouverture, mais ne fuyez pas ! C’est le lot des vins très peu souffrés. Et puis, il y a ces notes de fruits sauvages, de fougère et de bruyère. En bouche, c’est du fruit, de la légèreté, de la gouleyance. Le vin se montre salivant et d’une certaine souplesse. Le vin de copains par excellence !

ABBAYE DE FRONFROIDE, Corbières, Deo Gratias, 2008 (F22 ; 13,50€). Si le nez est u peu marqué par l’élevage, on ne va pas cracher sur ces notes mentholées qui apportent une certaine fraicheur. La bouche se montre souple, le fruit croquant et le tanin fondu.

DOMAINE CASTAN, IGP de l’Hérault, Savignus “Grenache”, 2010 (F50 ; 5,80€). Le nez exprime un fruit mûr, des notes d’agrume, un côté terreux, tertiaire, minéral : une complexité qui m’a de suite séduit. La bouche est dense, quelque peu veloutée et puissante, les arômes séduisants. Un vin très bien fait, déjà bien équilibré malgré sa jeunesse. Et quelle audace de faire un 100% grenache !

DOMAINE DU GRAND ARC, Corbières Cuvée des Quarante, 2009 (H8 ; 7,60€). Le nez, très plaisant, dévoile des notes anisées, d’épices et de fruits noirs. En bouche, c’est ce joli fuit, gras et mûr, qui attire l’attention, associé -qui plus est, à des notes d’épices douces et de garrigue. Un vin très droit, fier et d’une très belle tenue. Un rapport qualité-prix excellent.

DOMAINE DE LA PERRIÈRE, Grès de Montpellier, Les Silices, 2009 (J15 ; 6,30€). Le fruit, associé à des notes de thym et de romarin, de senteurs de garrigue, se montre très mûr au nez. En bouche, c’est fruit, gras, densité, gourmandise et une belle fraicheur en finale pour nous demander d’y revenir ! Prêt à boire. Bon rapport qualité-prix.

LOIRE BLANCS

DOMAINE DE MALTAVERNE, Pouilly Fumé, 2010 (A10 ; 10 €). Nous sommes encore dans cette belle appellation qu’est Pouilly Fumé, où le sauvignon est roi, comme chez sa voisine de Sancerre. Le nez, très aéré, est marqué par le silex, le champignon, sur le fruit blanc. Un classique dans ce village. C’est la texture qui a d’abord retenu mon attention. Le fruit est mûr mais sans excès. Une belle acidités et des notes poivrées donnent une belle impulsion au vin en finale.

DOMAINE DE L’ERMITAGE, Menetou-Salon, 2010 (B15 ; 9 €). Superbe nez de soupe de fruits rouges et blancs, avec des notes de bourgeon de cassis, de cerise, de fumet. La bouche est rafraichissante, juteuse, saline, avec de beaux amers. La finale est puissante, épicée, enlevée.

DOMAINE DE BELLEVUE, Saint Pourçain, Origine, 2010 (B45 ; 7,60 €). Nous sommes en Auvergne où ne fait pas que du ski et du fromage! Dans le verre s’éveillent lentement des notes de poire, de fraise et de lie. La bouche manque encore un peu de dynamisme mais ces arômes de pêche de vigne, de poire et d’agrume créent une belle harmonie, surtout qu’une subtile gourmandise s’invite en finale. Un vin original sur une table.

LA TOUR SAINT MARTIN, Menetou Salon-Honorine, 2010 (D35 ; 18,90€). Le nez se montre très aromatique, fringant, et sauvignonne avec ses tonalités “agrume” et ses notes de poudre de pierre. D’entrée, la bouche se montre vive, fraiche et croustillante. Beaucoup de longueur et nervosité en finale. Ça, c’est bon.

DOMAINES LANDRON, Muscadet Sèvre et Maine sur Lie, Le Fief du Breil, 2010 (E33 ; 11 €). Fin et discret, le nez se montre minéral dans un premier temps avant que des notes de feuilles mortes et de fruits blancs ne s’expriment. La bouche se montre dynamique, avec une belle trame minérale et un fruit mûr. De l’allonge et une finale saline. Un bon muscadet.

DOMAINE JACQUES ROUZÉ, Quincy, 2010 (G52 ; 7 €). Beaucoup de douceur dans ce vin idéal à l’apéro. Petits fruits blancs et poire titillent le nez. La bouche est tendre, sereine et vibrante avec ces notes d’agrumes persistantes. Excellent compagnon avec les copains.

LOIRE EFFERVESCENT

DOMAINE DE LA ROULETIÈRE, Vouvray, Brut, 2009 (C2 ; 7 €). Son nez champenois nous rappelle le pinot meunier. Floral avec des notes de tuffeau, il exprime beaucoup de fraicheur. La bouche joue sur le registre de la bonhommie, du confort avec ce fruit gras, cette gourmandise qu’une certaine acidité relève par ailleurs. À 7€, voilà un bon vin pour l’apéritif.

LOIRE LIQUOREUX

DOMAINE DE LA PETITE CROIX, Bonnezeaux, Prestige, 2010 (A56 ; 16 €). C’est un peu la surprise de chez, ce Bonnezeaux, appellation confidentielle s’il en est. Ce qui interpelle en premier lieu : la puissance et la tension qui se dégagent du nez, puis cette fraicheur apportée par des épices douces. Les notes de mirabelles et d’abricot sont bien là mais pas exagérément mûres. En bouche, le fruit est très joli : l’ananas et des notes de cire de miel sont très avenants. D’une belle longueur, d’un fruit gourmand, juteux, voilà un vin à découvrir.

DOMAINE LA ROCHE MOREAU, Quarts de Chaume, 2007 (C47 ; 27,70 €). Ces arômes fringants, marqués par le raisin sec, évoquent les sous-bois (feuilles, tourbes, terre mouillée). En bouche, le fruit est incisif, mordant et ces notes acidulées lui apportent beaucoup de droiture. Sur une tarte aux pommes. Mais ce vin se satisfait amplement à lui-même !

CHÂTEAU SOUCHERIE, Coteaux du Layon-, 2009 (H2 ; 9,70 €). Une très belle robe plein de légèreté et de brillance. Le nez se montre fin, aéré et affirme des notes de tilleul, de pêche. Fraiche, florale, printanière, la matière se veut aussi aérienne, tendue et parsemée de notes poivrées. On est loin des poncifs sucrayeux du Layon. A découvrir.

LOIRE ROUGES

CLOS DE LA CROIX MARIE, Chinon, 2009 (E38 ; 8 €). Le nez mise sur le fruit mais on relève également des notes mielleuses de ruche d’abeilles et de fleurs (et oui!). Du fruit, de la gourmandise en bouche. Un vin qui fait bonne figure. Contrairement à l’étiquette.

DOMAINE DES SANZAY, Saumur-Champigny, Les Poyeux, 2010 (G16 ; 8 €). Le nez est très cabernet franc, fruits rouges, fraises des bois. La bouche se montre nerveuse, minérale et corpulente. Voilà un vin convaincant.

DOMAINE DE PALLUS, Chinon, Les Pensées de Pallus, 2009 (S34 ; 13 €). Enfin un fruit net, perçant et vif ! Et des notes florales exacerbées. La bouche est fine, longiligne, marqué par le fruit rouge, le tabac, le chocolat. Suave, certes, mais tendue. Un très joli vin, soigné, recherché.

PROVENCE - CORSE - ROUGES

CLOS DI SIGNADORE, A Mandria di Signadore, Patrimonio, 2009 (B54 ; 18€). Fruits, tabac, thym, maquis explosent au nez. Pour un peu, on se croirait à l’opposé de la côte ouest, du côté de la Castagniccia ! En bouche, le fruit est gourmand, juteux, dense et tranché par une superbe minéralité. Avec un cake sucré-salé ou des baignets d’aubergines.

DOMAINE DE LA CHRÉTIENNE, Bandol, La Lecque, 2010 (C20 ; €). Un nez très plaisant, marqué par la pêche blanche et le pamplemousse. C’est très rafraichissant. L’attaque est vive et rappelle une minestrone de fruits frais. La bouche est gouteuse, savoureuse. Voici un très joli vin de soif, pour l’apéro ou sur un méli-mélo fruits-crevettes.

DOMAINE DE TORRACCIA, Oriu, Porto-Vecchio, 2005 (G7 ; 20€). Le nez, super complexe, dévoile des notes de cerise confite, de réglisse, de moka. La bouche est très avenante, pleine, souple et joue sur les registres annoncés au nez. Les tanins sont encore vigoureux : ne soyons pas presser de le déguster. Un beau gibier ou des charcuteries de Vesco-Vatto, avec ça !

CHÂTEAU D’OLLIÈRES, Clos de l’Ermitage, Coteaux Varois en Provence, 2009 (H19 ; 19,80€). J’ai eu l’impression de déguster sur fûts, au domaine ! Le nez révèle un bel élevage sans toute fois annoncer un nez maquillé. En bouche, la nette impression de déguster du jus, un vin élaboré avec de belles baies, issues d’une belle vendange. On a même l’impression de pouvoir dissocier les cépages assemblés tant la bouche offre une palette aromatique riche et variée. J’ai adoré. Et je ne suis pas payer pour le dire ! Sur un carpaccio de bœuf.

CHÂTEAU HENRI BONNAUD, Palette, 2007 (H43 ; 21€). Un nez délicat et expressif qui promet un fruit savoureux et d’une belle maturité. La matière en bouche, effectivement, se monde extrêmement savoureuse. Lovée, sensuelle, mais racée également, elle délivre des arômes de café, de chocolat et une caresse anisée en finale. Que c’est bon de déguster du vin comme celui-ci ! Avec un carré d’agneau à la provençale ou un poulet Tandoori.

DOMAINE DE l’OLIVETTE, Cuvée Spéciale, Bandol, 2006 (J32 ; 17,50€). Quelle jolie robe, avec ses reflets tuilés. Le nez exulte de fruits rouges et annonce une matière savoureuse. En bouche, c’est du jus, du fruit, de la gourmandise, avec des tanins encore joueurs et un milieu de bouche doté de beaux amers. Wahou ! Un civet de lapin de bruyère.


SUD-OUEST BLANCS

DOMAINE CAUHAPÉ, Jurançon, La Canopée, 2009, Blanc (A 51 ; 23,50€). Le domaine phare en Jurançon. J’ai adoré le nez : champignon, écorces de bois, miel, cire, fleur de vanille… Et cette bouche ! En dépit des notes rondes et grasses que présentent le nez, la bouche se montre, elle, vive, tendue, riche et puissante. L’équilibre fruit/acidité est remarquable. La texture est juste très belle, la minéralité saisissante et ce côté brûlant procure beaucoup d’énergie eu vin. J’adore !

DOMAINE DE LARTIGUE, Côtes de Gascogne, 2010, Blanc (C50 ; 5,50 €). Comme les arômes qui se dégagent fièrement du verre, la bouche de ce côtes de Gascogne “sauvignonne” à l’envie : agrumes, citron vert, pomelos s’imposent et apportent beaucoup de fraicheur. C’est vivifiant, rafraichissant et original sur une table. Mettez-moi un carton de 6 pour l’apéro avec les copains ! Néanmoins, je serais curieux de le redéguster dans une paire d’année. Rapport qualité-prix excellent.

SUD-OUEST ROUGES

CHÂTEAU EUGÉNIE, Cahors, Réserve de l’Aïeul, 2009, Rouge (C29 ; 10,40€). Alors là, c’est coup de cœur. Ces notes de rosé du petit matin dans les vignes et de menthol laisse imaginer un élevage fin. Chose confirmée en bouche : dense, suave mais aussi puissante, elle n’en impose pas moins beaucoup de finesse et d’élégance. Un vin très équilibré, une matière nette, un travail précis. Sur un couscous de mouton.

DOMAINE RENÉ RIEUX, Gaillac, Concerto, 2006, Rouge (C63 ; 7,50 €). Des notes de fruits noirs, de fourrure au nez. Une bouche assez ample, d’une certaine élégance et du fruit qui ne cherche qu’à s’exprimer. Voilà un vin doté d’un joli touché et d’une gourmandise tout à l’avantage de l’amateur de Gaillac. Salade de gésiers.

CHÂTEAU LACAPELLE CABANAC, Cahors, Malbec XL, 2007, Rouge (D43 ; 12,75 €). Une fois de plus, et ce pour la troisième année consécutive, le vin de Thierry Simon et Philippe Vérax se démarque de ses pairs. Le nez reste invariablement sur le fruit, la fraicheur, de même que la bouche, juteuse, souple, fine et aérée avec de beaux tanins pour qui apportent du chien à la matière. Certains l’ont bien compris à Cahors : fini les élevages à la bordelaise, les bouches mastoques et étouffe-chrétien. Place au fruit, à la buvabilité et à la joie ! Avec un confit de canard en cassolette.

CHÂTEAU VINCENS, Cahors, Origine, 2008, Rouge (E 11 ; 7€). C’est son côté animal en bouche qui a retenu toute mon attention, après avoir humé un verre gorgé de fruit mûr. Un vin d’une belle densité et doté d’une acidité qu’on attendait pour trancher un peu ce fruit riche. Ajoutez-y une finale sous-bois, cuir et vous obtenez un vin globalement bien équilibré. Sur un cantal.

CHÂTEAU DU FRANDAT, Buzet, Expression, 2006, Rouge (E58 ; 12,20 €). Le nez est assez perçant, vif, avec des notes de fumé. Marqué par un joli fruit, net, gai (cerise, fraise) et des notes végétales en suspension, le nez évolue vers la réglisse, le graphite, le tabac. C’est très avenant. Le fruit reste net et expressif en bouche, on sent que ça vit ! La structure est marquée par un joli grain, des tanins encore grivois. Et ce jus qui ne cesse de pimenter la bouche ! La finale reste énergique grâce à une belle trame acide, des notes d’épices et un tabac fort à propos. Un Buzet bien fait et très cohérent, qui mettra la raclée à plus d’un bordeaux. Avec un bon rôti aux ceps.

CHÂTEAU DE BEAULIEU, Côtes du Marmandais, 2005, Rouge (F39 ; 9,95 €). J’adore cette légère réduction au nez qui n’est pas sans rappeler l’esprit bio, voire nature de certains vins. C’est fruit noir, animal, cuir - l’univers de la campagne, de la chasse me vient à l’esprit. La bouche est juteuse et gorgée de fruits rouges, sur la finesse et non la force. Le vin impose beaucoup de puissance en finale, de la gourmandise et des épices revigorantes. S’expriment ici toute la connaissance du terroir, l’alchimie des cépages (Merlot (25%), Cabernet-Franc (25%), Cabernet Sauvignon (20%), Syrah (15%), Malbec (13%), Abouriou (2%)) et la maîtrise de l’élevage. Un vin joliment fait, un côté atypique. La découverte dans cette région Sud-Ouest. Sur un gibier.

CLOS DU CHÊNE, Cahors, 100% Malbec, 2009, Rouge (J45 ; 9 €). Fruits macérés, notes animales et fraicheur s’imposent de suite au nez. La bouche est dense et savoureuse, on est bien dans le Sud-Ouest ! Un vin que j’ai trouvé plein d’esprit, de bonne humeur et de modestie. Une bonne viande rouge grillée avec ce Cahors !


VALLÉE DU RHÔNE - BLANCS

Peu de blancs proposés à la dégustation, malheureusement. D’où le peu de vins retenus. Cela ne doit pas vous empêcher de déguster les vins blancs des stands sur lesquels vous ferez des haltes !

CHÂTEAU SAINT SAUVEUR, Cuvée des Moines, Muscat Beaume de Venise, 2009, liquoreux (B2 ; 12,20€). C’est le nez qui interpelle de suite : frais, fin, floral, mêlé à à de délicates senteurs exotiques. La matière se montre savoureuse d’entrée puis sillonne en bouche grâce à une belle fraicheur et des notes de poivres en finale. Délicieux sur une tarte normande, ou seul !

DOMAINE DE TARA, Côtes du Ventoux, Hautes Pierres, 2009 (J60 ; 10,50 €). Il faudra être patient pour jouir des senteurs de fruits jaunes (pêche, abricot) et de menthe sauvage qui consentent à s’exprimer après aération. Mais la bouche, elle, est du genre explosive. Super vive en attaque, fruit croquant, peau d’agrume : ce vin fera un malheur sur votre table à l’apéro, et vous donnera certainement envie de vous rendre dans sa superbe région, entre Gordes et Roussillon, dans le Luberon.

VALLÉE DU RHÔNE - ROUGES

DOMAINE LA GARRIGUE, Vacqueyras, La Cantarelle, 2009 (A2 ; 20€). Un nez très frais qui exulte un fruit savoureux et surtout rien de “viandé” comme c’est parfois le cas sur Vacqueyras.La bouche est belle, savoureuse, d’une belle puissance et équilibrée. Rien de consensuel ici, un vin affirmé.

DOMAINE GRAND ROMANE, Prestige, Gigondas, 2009 (D10 ; 13€). Le millésime 2009, au pied des Dentelles de Montmirail, c’est du lourd ! La bouche est dominée par le fruit noir, le cèdre, le romarin, le cuir gras. Les tanins soyeux charpentent un vin doté de saveurs complexes (cumin, poivre), de fruits cuits (griotte, cassis), de réglisse noir. C’est du Grace Jones votre Gigondas, Monsieur Amadieu ! J’essaierais bien un coq au vin.

LE MAS DES FLAUZIÈRES, Julien, Séguret, 2009 (D24 ; 8€). Ces notes de cerise, de tabac, de cuir ne sont pas sans nous rappeler Maury ou Rivesaltes, dans le Roussillon ! La bouche est dense, puissante avec des côtés crème de cassis et des tanins qui cadrent la matière. A découvrir, notamment par les amateurs de gibier.

DOMAINE RAYMOND USSEGLIO, Châteauneuf du Pape, 2009 (D86 ; 20€). Un bouquet très plaisant, automnal ce jour là puisque sous-bois, champignon, fougères s’imposaient au nez, associés à des petits rouges. La matière, souple et harmonieuse dans un premier temps révèle ensuite une envergure remarquable. Elle décline une belle palette de petits fruits très vifs, de marc de raisins et des tanins déjà bien fondus. Un très beau vin. Sur un gigot de chevreuil.

DOMAINE LE VAN, Côtes du Ventoux, Le Zinc des Potes, 2010 (F18 ; 7,50€). Le vin de copains par excellence avec ce nez juteux et cette bouche gouleyante et d’un fruit généreux. C’est bon ça !

DOMAINE MICHELAS SAINT JEMMS, Terre d’Arce, Crozes Hermitage, 2009 (F45 ; 23€). Il faut s’arrêter sur les arômes qui s’échappent du verre : cassis et zan dominent les débats ; le fruit est mur, généreux sans être dénué de finesse. Place au fruit en bouche. La matière est tendre et juteuse. L’acidité bien calibrée allonge le vin qui se montre aéré en final. Du très bon travail. J’irai déguster le Cornas de la même maison.

DOMAINE GIROD, Ventoux, Senteurs, 2009 (G22 ; 6€). Le nez est fringant, plein de tonus. La bouche est juteuse, sur la fraise, la framboise. Ça chante en bouche, c’est joyeux, tout ce que j’aime !

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La Sélection pour le Salon de la Porte de Versailles (du 24 au 28 novembre 2011) sera en ligne le 10 novembre 2011

Retrouvez les sélections et les chroniques de VinSurVin sur votre iPhone avec Winetage, cliquer ici.

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VinSurVin utilise une cave à vin WINCAVE

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30 October 2011

Ils chantent faux

capture-de28099ecran-2011-10-26-a-180311Quand on déguste des vins dans le cadre d’une sélection, on se retrouve un peu dans la peau d’un jury à la recherche de la Nouvelle Star. Et forcément, qui dit Nouvelle Star, dit “recalé”. Le recalé est un vin pour qui on a beaucoup de tendresse, mais qui, malgré toute votre bonne volonté, ne parvient à se démarquer que par ses singularités. Un vin… à paaaAAAâââaaart.

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27 October 2011

Camp del Roc en Seine

daliSi Perpignan fut jadis désignée Centre du Monde par Salvador Dali, le vignoble en son Ouest ne peut être que centre d’intérêts pour tout amateur de vin. Car nombreux sont les vignerons à y faire des vins parfois surréalistes. Les villages qui y abritent moult domaines sont d’ailleurs très pittoresques, tels Vingrau, Calce ou Montalba le Château, ciudad où Julien Montagnon sculpte des vins colorés et lumineux au Camp del Roc. Read more…

26 October 2011

Vignerons Indépendants 2011 Lyon

vifecranflgVous voilà aux Halles Tony Garnier de Lyon, au beau milieu de ces centaines de vignerons, de ces milliers de bouteilles ! Oui, mais par où commencer ? Comment dénicher les petites perles ? Comment faire de belles découvertes (qui vont changer votre vie) ? Après avoir dégusté près de 500 échantillons, et à la demande des Vignerons Indépendants de France, votre humble serviteur vous a concocté une sélection de vins des quatre coin de la France. Veinards. Lire la suite…

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SALON DES VIGNERONS INDEPENDANTS DE LYON

Hall Tony Garnier, du 27 au 31 octobre 2011

LES PRÉFÉRÉS DE VINSURVIN
Disponible sur l’application de VinSurVin pour iPhone Winetage, à partir du samedi 15 octobre

Vins classés par ordre alphabétique des allées. Entre parenthèses : numéro de stand et prix unitaire.

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ALSACE

WISCHLEN, Alsace, Vendanges Tardives - Gewurztraminer, 2007 (A30 ; 16 €). Sa robe est brillante, pure, avec des reflets or. Le nez est très avenant : des arômes de baies vigoureuses et élégantes. Le fruit se montre rond et savoureux en bouche. La finale est poivrée, dynamique. Une grande maîtrise de la part du vigneron.

AUDREY ET CHRISTIAN BINNER, Alsace, Riesling Vignoble de Katzenthal, 2009 (C89 ; 11,50 €). J’ai adoré le côté oxydé de ce riesling et ce nez confituré (mirabelle, abricot, raisin sec). Vive et agrumée, la bouche dévoile des notes de pommes, de lies de vin. Puissant, vif et tranchant avec cette belle oxydation. Un vin à gouter, juste par curiosité… pour commencer !

DOMAINE CHARLES BAUR, Alsace Grand Cru Eichberg, Riesling, 2009 (C106 ; 14 €). On est en droit d’être exigeant avec un Grand Cru, surtout issu d’Eichberg. Et le bougre, il ne déçoit pas, même si son nez (mandarine, fraise) nous signale qu’il faudra encore attendre pour que ce dernier se complexifie. L’attaque en bouche est encore marquée par un léger sucre résiduel avant qu’un côté soupe de fruits n’en prenne possession. Le vin se montre aérien et très plaisant en dépit d’une acidité encore timide.

DOMAINE EDMONT RENTZ, Alsace, Gewurztraminer - Lieu-dit Rotenberg, 2009 (D25 ; 10,40 €). Superbe ce nez de champignon, de sous-bois, de feuilles mortes, de noisette. Sa bouche est savamment équilibrée entre légèreté et puissance. Litchi, pétale de rose, pot pourri : j’aime beaucoup le côté précieux, dandy, de ce gewurzt.

CLOS SAINTE APOLLINE, Alsace, Prestige, 2007 (D122 ; 15 €). Coing, mirabelle, acacia, gentiane exultent au nez, des fruits que l’on retrouve en bouche, soulignés par une trame agrume et, surtout, par une minéralité manifeste, signe du respect du terroir. De beaux arômes, une structure net, un riesling très plaisant.

BAUMANN ZIRGEL, Alsace, Riesling “Streng”, 2009 (F2 ; 9,90 €). Sa couleur est chatoyante ! Le nez révèle un fruit net, frais, cueilli à terme. Reine claude et nectarine affluent au nez. En bouche, le fruit révèle toute sa jeunesse. Ne demandant qu’à flamber, on attendra un couple d’année pour vraiment en profiter, mais c’est prometteur. De très belles acidités, des agrumes juteux, de la puissance et surtout un vin déjà très étiré. Tout cela pour moins de 10€.

DOMAINE RUNNER, Alsace, Pinot Gris, 2010 (F37 ; 7,10 €). Il ne faut jamais se fier aux apparences. Non, parce que si l’on se réfère ici à l’étiquette, on part les jambes à son cou. Mais, j’ai bien aimé le côté “vin de soif” de ce pinot gris, cette bouche rafraichissante, ce côté juteux, simple, sympa.

BORDEAUX - RIVE GAUCHE
BLANCS et LIQUOREUX

CHÂTEAU PONT MAGNEAU, Graves, Julien, 2010, blanc sec (B40 ; 11,90 €). C’est son nez frais, citronné et droit qui interpelle en premier lieu et ces notes florales et un léger sucre résiduel qui agrémentent le tout. La bouche est marquée par les agrumes, le gingembre et se dénote par cette structure très allongée. A l’apéro ou sur des poissons/viandes blanches en sauce.

CHÂTEAU PONT DE BRION/LUDEMAN LES CEDRES, Graves, 2010, blanc sec (B75 ; 11,50 €). Des arômes de citron jaune, de pomelo et beaucoup de fraicheur dans le verre ! Citron, melon et acacia composent une bouche rectiligne. A l’apéro ou sur des poissons/viandes blanches en sauce.

CHÂTEAU DU CROS, Château du Cros, Loupiac, 2008, blanc liquoreux (D81 14,80 €). Il faut beaucoup de fraicheur au nez d’un blanc liquoreux pour ne pas vite saturer. Et de la fraicheur, ce loupiac n’en manque pas. Un fruit mûr et discret s’extirpe du verre, des notes florales aussi, dans un bouquet très aérien. La bouche est gourmande et exprime un fruit jaune bien mûr mais mesuré. La fraicheur permet de lui donner une très belle buvabilité.

BORDEAUX - RIVE GAUCHE
ROUGES

CHÂTEAU BEL ORME, Haut Médoc, Cru Bourgeois, 2009 (B32 ; 13 €). Les Haut-Médoc 2009 révèlent des couleurs flamboyantes, comme dans ce Cru Bourgeois de haute facture. Le nez est éclatant, riche, très “fruit rouge”, floral avec un boisé très bien intégré qui apporte des notes chocolatées. L’équilibre nez/bouche est parfait. Le vin est vif, dense, riche, gras mais sans opulence et s’étire grâce une structure longiligne. Quels beaux élevages et un équilibre fruit/acidité/alcool parfait. A boire dès maintenant.

CHÂTEAU GRANINS - GRAND POUJEAUX, Moulis en Médoc, 2009 (C1 ; 14,50€). J’ai beaucoup aimé ce nez délicat, fin, toasté, presque beurré. Sa bouche, marquée par le fruit mûr est super confortable. La minéralité apportée par les calcaires procure beaucoup de fraicheur et de vivacité à la matière. Les tanins sont fins et croustillants, les alcools délicats, l’acidité filiforme. Vraiment très bon. Avec une caille aux figues.

CHÂTEAU CARBON D’ARTIGUES, Graves, Réserves du Château, 2009 (C134 ; 10€). Il faudra d’abord vous pencher sur ce nez fumé, de plume, de gibier. Sur ces fruits noirs et cette fraicheur qui nous rappelle ces matins brumeux. Et puis, il y a ces notes de cuir évanescent… Quel joli nez ! La bouche, elle, est droite comme un tir de chevrotine, profonde comme le regard d’un cerf. Pleine de jus et salivante, elle appelle un bœuf… saignant.

DOMAINES BOYER, Saint-Emilion Grand Cru, Clos de la Cure, 2009 (D19 ; 18 €). J’aime bien ce nez un peu aristo, d’une belle densité, gras. Une certaine classe, il faut l’avouer. Le fruit mûr et apprêté apporte beaucoup de délicatesse à la matière qui gagnera de l’assise avec le temps, à n’en pas douter. Savoureuse, étirée et fraiche en finale, voilà un vin qui mérite cette appellation “Grand Cru”, trop souvent galvaudée dans la région. Sur un chapon farci aux morilles.

CHÂTEAU LA MOULINE, Moulis en Médoc, Cru Bourgeois, 2009 (E2 ; 12 €). Encore une superbe couleur et un nez savoureux qui annonce un vin plein et riche. L’attaque est un peu plus souple que chez Bel Orme (lire au-dessus) mais sa puissance maintient un vin qui n’en demeure pas moins superbe. Le fruit (mûre, cassis) est net, gourmand, la bouche crémeuse. A boire dès maintenant.

CHÂTEAU LA ROSE BRANA, Saint-Estèphe, 2009 (F8 ; 17 €). Au nez, si l’on tarde à trouver la fraicheur, c’est parce que le fruit mûr et gourmand domine les débats. Une caractéristique de ce millésime 2009. Le fruit reste généreux en bouche, les tanins sont croustillants. Un vin qui saura attendre quatre à six pour démontrer tout son potentiel.

CHÂTEAU L’INCLASSABLE, Médoc, Cru Bourgeois, 2008 (G36 ; 14,50 €). Sur un millésime plus compliqué et moins encensé que 2009, Rémy Fauchey parvient, une fois de plus, à rendre une très très bonne copie. Le nez joue un peu la carte de la nonchalance mais surtout de la finesse. Avec ses notes de fruits écrasés (framboise, fraise) et sa subtile fraicheur, le bouquet annonce un vin délicat. Le fruit est net en bouche, les tanins vifs, et le vin révèle en fait beaucoup de dynamisme et de tension.

BORDEAUX - RIVE DROITE
ROUGES

CHÂTEAU DE FRANCE, Pessac Léognan, 2007 (A7 ; 19,50€). Une appellation discrète mais qui enregistre souvent de jolis vins, comme Château de France, déjà âgé de 4 ans, qui se montre frais, tonique et élégant à l’ouverture, pour dérouler ensuite des notes de fruits noirs très gourmands. La matière en bouche impose son fruit noir, mais rien d’ostentatoire, les tanins fondus cadrent encore le vin et il faudra encore compter avec ce filin d’acidité qui souligne la structure.

CHÂTEAU L’ESCART, Bordeaux Supérieur, Omar Khayam, 2009 (A27 ; 15 €). Des notes de cassis, de sureau, de fleurs embaument notre verre. Le fruit est juteux, sur le cassis, la groseille. On attendra encore un an ou deux pour que la structure se mette bien en place et que les arômes s’expriment pleinement. Un joli vin en devenir.

CHÂTEAU LALANDE-LABATUT, Bordeaux, Prestige, 2009 (B29 ; 5,85€). Lauréat pour la troisième année consécutive ! Quelle régularité pour ce “petit” bordeaux qui ne cessera de m’étonner. Son nez gourmet déborde de petits fruits des bois, de cerise, de cassis rouge, de fraise juteuse et trouve le moyen d’évoluer vers des notes de pain d’épice, de chocolat. C’est épatant ! La matière est tendre, juteuse, d’un grain fin et la structure s’allonge pour évoquer les épices douces en finale. Ce vin est un OVNI. Sur un filet mignon aux petits légumes de saison.

CHÂTEAU DE LA COUR D’ARGENT, Bordeaux, 2009 (C20 ; 8,50 €). Le merlot apporte au bouquet cette touche incomparable de fruits rouges. On y décèle beaucoup de finesse et de féminité aussi. La bouche révèle une matière souple et grasse, de jolis tannins, des notes de sous-bois.

VIGNOBLES ROUSSEAU, Lalande de Pomerol 2009 (C57 ; 16 €). Le nez mériterait un petit plus de fraicheur mais on ne lui en voudra pas car le vin compense en bouche avec un fruit mordant, un milieu de bouche vif et une belle allonge. Un vin à découvrir.

CHÂTEAU CLOS SAINT PHILIPPE, Saint-Emilion Grand Cru, 2009 (E23 ; 14,80 €). Un très joli nez, animal, sous-bois, gibier. Et quelle fraicheur ! La bouche est dense, marquée par le fruit noir et d’une certaine élégance. Un vin plus que recommandable.

CHÂTEAU LAFARGUE, Pessac-Léognan, 2009 (F1 ; 17 €). De l’élégance, de la fraicheur avec des notes chocolatées, le nez est très avenant. La bouche est d’une très belle tenue, dotée d’une bonne mâche et, déjà, d’une certaine complexité. Rien de surfait, un vin net et soigné.

CHÂTEAU MARTINAT, Côtes de Bourg, 2009, (F26 ; 9,50 €). Des notes de fruits noirs associés à un joli fumé et des notes de cigarillo rendent ce vin très plaisant au nez. La bouche est souple, accueillante, chaleureuse. Un vin doté de nombreux arguments.

BOURGOGNE
BLANCS

DOMAINE DU COLOMBIER, Chablis, 2010 (A10 ; 8,50€). Ça c’est du nez ! C’est la minéralité (silex) qui explose au nez, puis des notes de pâte d’amende, de fumé. Pas de doute, on est à Chablis. Typiquement chardonnay cette espèce de nonchalance en bouche, dans un premier temps. Puis le vin déroule acidité, puissance, coquillage, gras et cette touche saline en finale.

DOMAINE CHEVALIER PÈRE ET FILS, Ladoix 1er Cru, Les Gréchons, 2009 (A23 ; 22€). Encore un vin au bouquet minéral, de fruit des iles, complexe. La bouche est gourmande, fraiche et aérienne. Enfin, de beaux amers créent une finale assez enlevée.

DOMAINE DE LA TOUR, Montagny 1er Cru, 2009 (A63 ; 9,80€). Le nez se montre légèrement oxydé, champignon, humus, de même que la bouche avec quelques notes de rancio. Un vin doté d’une vraie personnalité, presque atypique, avec ce côté jurassien.

DOMAINE MANCIAT-PONCET, Pouilly Fuissé, Les Vieilles Vignes des Crays, 2009 (C99 ; 16,60€). Dans une appellation où nombreux sont les vins marqués par des élevages disgracieux (vins boisés, sucrayeux, caramélisé), ce chardonnay s’en sort très bien. Certes exotique (ananas, mangue) au nez, il n’est pas dénué de fraicheur grâce notamment à cette minéralité pierreuse et ces notes de citron. Cette minéralité s’impose en bouche, crayeuse et dotée d’un fruit assez fougueux. Place au fruit et sol, donc. Et c’est bien l’essentiel.

VINCENT BACHELET, Chassagne-Montrachet, 2009 (D15 ; 22€). Je ne suis pas dingue du nez, très marqué par le bois… En revanche, en bouche, le vin se montre dynamique d’entrée de jeu puis démontre beaucoup de droiture et de profondeur. On attendra au moins trois années avant de l’ouvrir et au delà de cinq pour en tirer son meilleur parti.

DOMAINE OLIVIER, Santenay, Le Bievaux, L’Air de Rien, 2009 (D24 ; 18€). Automnal le nez de ce Santenay qui finit par dévoiler des notes de fruits blancs. Sa bouche est gourmande (fruits jaunes) avec beaucoup de densité et un joli gras.

LA MEULIÈRE, Chablis 1er Cru, Les Fourneaux, 2009 (D84 ; 11,70€). Un nez de beurre frais , de fruits secs, de fruits jaunes murs et exotiques. Pas dénué de fraicheur, des notes de fumé et de craie s’invitent enfin. Une très joli nez, donc. La bouche est ample, énergique, généreuse. Un joli grain s’impose, un touché subtil, d’une trame minérale très large, marque du climat “Les Fourneaux”. Je continue ou j’arrête ?!

CHÂTEAU DE CHAMILLY, Montagny 1er Cru, Les Burnions, 2009 (D89 ; 14,50€). L’appellation qui m’a séduit lors de la dégustation des blancs de Bourgogne. Avenant, printanier, marqué par la prune, le panier de fruits rouges et blancs, le nez est ravissant. La bouche est sur la fraicheur, le fruit et elle démontre beaucoup de tonicité, notamment en finale où l’on n’occultera pas ce poivré  de feu ! Un vin féminin.

DOMAINE NINOT, Rully, La Barre, 2009 (F18 ; 10,90€). Un nez assez complexe qui rappelle les clairières, le sous-bois humide. La bouche est vive, nette, fraiche, pointue. Sans fioriture, un vin “cash”.

DOMAINE JACOB, Ladoix, 2010 (F29 ; 16€). Dans cette appellation encore confidentielle, on ne fait pas que du bon vin rouge (voir plus bas), la preuve avec ce chardonnay d’un nez très élégant oscillant entre coquillage et fruit exotique. La bouche est souple, gourmande (abricot, ananas) et d’une belle trame acide. Des amers, des notes de coquilles de noix se joignent par la suite à cette palette aromatique qui n’est pas sans rappeler… le Jura ! Un joli vin à déguster.

BOURGOGNE
ROUGES

DOMAINE BEL AVENIR, Saint-Amour, Laura, 2009 (B78 ; 9€). Du fruit, certes, c’est ce qu’on attend un peu sur un gamay du Beaujolais. Mais ce serait bien réducteur. Le nez est confituré (gariguettes) chez ce Saint-Amour, et on est heureux d’y relever des notes herbacées de thym, de romarin, qui complexifient le bouquet. Une belle densité en bouche, du fruit noir (griotte, mûre) et une finale aérée sur une épice douce.

DOMAINE PAGNOTTA, Maranges 1er Cru La Fussière, 2009 (C22 ; 11,70€). Un joli fruit expressif au nez (fraises écrasées), une certaine gourmandise, des notes de feuilles mortes : voilà un joli nez bien du sud de la Côte de Beaune. La bouche est tendre, sur le fruit rouge, d’une bonne tenue. Un vin honnête, rien de surfait et qui sent le travail à la vigne.

DOMAINE BENOIT TRICHARD, Moulin à Vent, Mortperay, 2009 (C30 ; 8,40€). Un nez racé qui nous prouve combien le gamay peut exprimer de la complexité : chocolat, café gourmand, cassis, amandes s’extraient du verre. On est d’abord séduit par l’équilibre entre la puissance du vin et sa finesse, qui révèle par ailleurs un élevage réfléchi du vigneron. C’est vrai qu’il y a de la matière, de la mâche mais aussi de la vivacité ; et il en faut pour jouir de ces notes torréfiées, ce côté After Eight.

DOMAINE HENRI DELAGRANGE ET FILS, Volnay 1er Cru, Clos des Chênes, 2009 (C 33 ; 30€). “Quetche, fourrure, chasse, fraicheur, menthol, complexité, finesse” : permettez-moi de reprendre mes notes de dégustation mot pour mot ! La bouche est animale, puissante, racée, “stylée” ai-je envie de dire. Des notes de tabac, de ronce, de truffe s’épanouissent en bouche, dans un deuxième temps. C’est du lourd. Du très très lourd. Ce vin a tout pour lui.

DOMAINE NUDANT, Ladoix 1er Cru, La Corvée, 2009 (C60 ; 21€). Prenez le temps de humer ce vin qui exhibe fraicheur et délicatesse. Respirez ces fruits gourmands associés à des notes de humus de panier de champignons frais. C’est fin, aéré, subtil. Le fruit est croquant, riche et abondant en bouche, presque sucré et surtout très persistant. Des nuances d’oranges sanguines apportent fraicheur et acidité et les tanins structurent le vin de façon assez ferme.

DOMAINE CACHAT-OCQUIDANT, Corton-Clos des Vergennes, Monopole, 2009 (D47 ; 33€). Le nez se montre d’une fraicheur incroyable. Truffé, fruit noir, floral, il annonce un fruit croquant, juteux. Très aéré, on relève également des senteurs d’After Eight, de terre et de minéral. En bouche, la matière se montre dense, généreuse et tendre. L’univers de la chasse imprime sa marque de fabrique (fumé, fourrure, tabac) avant que des notes anisées allègent encore un peu la finale. Superbe vin pour de très grandes occasions.

DOMAINE HUGUENOT, Marsannay, Champs Perdrix, 2009 (D56 ; 17,50€). Ce fut Ladoix l’année dernière, ce sera Marsannay mon village coup de cœur cette année. Le nez évoque la fourrure, le cuir, le fruit flétri, le café fraichement moulu. Et des épices d’un autre continent sillonnent le verre avec une légèreté déconcertante. La bouche exprime la fraicheur, la gouleyance et la vivacité. Le fruit se montre gras à l’aération mais la matière svelte ceci dit, et les tanins toniques. On est également séduit par ces notes de torréfaction, d’arabica, qui viennent habiter la bouche. Un beau potentiel de garde.

BERTRAND MACHARD DE GRAMONT, Nuit Saint Georges, Les Vallerots, 2009 (D61 ; 24€). Le nez m’évoque un méli-mélo de fruits, le sirop de mûre et aussi la bruyère, le genêt, en lisière de forêt. En bouche, loin de la gourmandise qui domine 2009 en Bourgogne, ici, priorité au jus, à la gouleyance, à la fraicheur. Le vin se révèle et se densifie progressivement à l’aération, pour nous signifier qu’il faudra y revenir en 2015-2018, puis nous gratifie d’un joli poivré en final.

DOMAINE CHRISTOPHE VAUDOISEY, Volnay 1er Cru, Clos des Chênes, 2009 (D102 ; 23). Issu du même climat “Clos des Chênes” que le Volnay 1er Cru du Domaine Henri Lagrange (voir ci-dessus), le vin de Christophe Vaudoisey se présente sous un autre profil, tout aussi magnifique. Le nez est fin, frais, étiré, aérien. Il évoque la richesse de la matière, des notes de café noir, de grillé, de fruits noirs bien mûrs. La bouche procure beaucoup de sérénité, et, de façon assez étonnante, elle me rappelle la sobriété et la délicatesse de Chambolle-Musigny (en Nuits). Rien d’ostentatoire ici, c’est précis, classe, presque monacal.

JEAN-MICHEL GIBOULOT, Savigny 1er Cru aux Gravains, 2009 (D113 ; 17€). Le nez est fin, svelte et humble. Il m’évoque la figue, la fraise écrasée, la groseille et la menthe sauvage. La bouche, fine et étirée, développe une chair riche, complexe et féminine.

DOMAINE RÉGIS BOUVIER, Marsannay, Clos du Roy, Tête de Cuvée, 2009 (F21 ; 18€). Le nez est riche, gras et rappelle la confiture de fruits maison. Associé au chocolat des notes florales, de violette, viennent narguer le nez : un pur bonheur. La bouche est ample, élégante et gourmande, comme le nez l’annonçait (confiture de fruits rouges) mais une fraicheur agrumée et des notes d’épices douces réhaussent l’ensemble avec brio. L’élevage est très bien mesuré. Du très beau travail.

DOMAINE LOÏC DURAND, Chorey les Beaune, Les Beaumonts, 2009 (F41 ; 11,50€). Le nez est très vif, croquant, sur la cerise kirchée, la réglisse mais aussi l’amande. La matière en bouche est encore serrée et s’est peut-être refermée, changement de saison oblige. Mais l’aération la rend déjà ample. On patientera quelques mois pour que s’affirment cerise, petits fruits rouges et senteur de cuir.

CHAMPAGNE

Les vignerons champenois présents au Salon des Vignerons Indépendants de Lyon, cliquez ici.

JURA

DOMAINE ROLET, Côtes du Jura, Chardonnay, 2007, Blanc (A80 ; 8€). Derrière ces notes de noix fraiche et cette oxydation en filigrane, le fruit juteux s’extirpe de façon langoureuse. J’ai craqué pour cette fraiche, vive, dynamique, ces notes d’agrume et un léger poivré sur le bout de la langue. Un vin de soif, super sur des viandes blanches.

DOMAINE DE LA PINTE, Arbois Pupillin, Chardonnay, 2009, Blanc (C17 ; 9 €). Le nez présente une oxydation mesurée, des notes de fruits sec, de curry et de résine. La bouche ne manque pas de fraicheur. Elle délivre une matière gourmande, un côté brioche au beurre, et on apprécie cette délicate amertume qui se profile en finale.

DOMAINE JACQUES TISSOT, Arbois, Les Corvées sous Curon, 2009, Blanc (D112 ; 10,90 €). Le nez, plaisant, serein, évoque le fruit jaune, le miel de romarin, la sève de pin. La bouche est fraiche, nette, pleine de panache. Côtés arômes, c’est d’abord ce côté bonbon au fruit qui séduit avant que le vin nous emmène vers un univers de forêt (pin, sous-bois) et que des notes de safran n’aiguisent la finale.

LANGUEDOC-ROUSSILLON
BLANCS

MAS DE DAUMAS GASSAC, IGP Pays d’Hérault, 2010, Blanc sec (A25 ; 30€). Daumas Gassac, c’est un peu la Rolls du Languedoc. Un nez qui se complexifie après une bonne aération (comprendre carafage!) pour offrir des notes de fruits jaunes bien mûrs ( (abricot, pêches de vignes, raisin de Corinthe) puis de garrigue (thym, genêt, ciste). L’équilibre fraicheur/maturité est très intéressant et la minéralité joue ici un rôle tranchant. De très jolis arômes, assurément. La bouche, en revanche, n’est pas sur le registre du dynamisme. Elle nourrit une certaine gourmandise et beaucoup d’élégance. Des notes de garrigue complexifient la matière, d’une persistance convenable.

MAS AMIEL, Maury, Vintage Charles Dupuy, 2007, Liquoreux (A73 ; 35€). Encore un “must” à ne manquer sous aucun prétexte. Le nez se montre très racé, fier et intransigeant : de concert, pruneaux, mûre, olive, tabac, cigare frais exultent au nez. La bouche est gourmande, savoureuse, équilibrée. Magnifique. Sur un dessert au chocolat noir, et vous faites un malheur.

CHÂTEAU LA GRAVE, Minervois, Privilège, 2008 (B19 ; 10€). Je m’adresse ici aux amateurs de vins boisés, qui aiment ces arômes de fruits très mûrs, exotiques, fleur de vanille, ces matières assez corpulentes, de fruits confits mais, somme toute, avec cette petite fraicheur matinale en pointe et ces notes acidulées qui égaient les papilles.

DOMAINE CAZES, Muscat de Rivesaltes, 2007, Liquoreux (D79 ; 12,30€). Le Rivesaltes, c’est un peu mon péché mignon. Le nez frais, épicé, nerveux de ce 2007 m’a séduit. Complété par des notes de cédrat, d’orange, de thym et de poivre, ses arômes s’étoffent à l’aération. Et Dieu que ça sent bon ! La bouche, dense, suave, sur le fruit confit, n’en est pas moins équilibrée grâce à la fraicheur du fruit et des notes épicées ; sans compter cette finale explosive.

LANGUEDOC-ROUSSILLON
ROUGES

CHÂTEAU DE NOUVELLES, Fitou, Gabrielle, 2009 (B31 ; 13€). Notes de fruits rouges croquant et de senteurs florales. La bouche présente une jolie mâche, fondue, séveuse avec des notes de peau de fruits et animales.

ABBAYE SYLVA PLANA, Faugères,Songe de l’Abbé, 2009 (B 72 ; 15€). Quelle fraicheur au premier nez ! Des arômes de fleurs fraiches, de groseille, de mûre qui ne m’ont pas laissé insensible. La bouche est également marquée par la fraicheur, la légèreté avant que matière, gras et puissance n’impriment leur patte. Fruits (griottes, groseilles cassis), tabac et sous-bois composent une bouche dense, bien calibrée et savoureuse.

LOIRE
BLANCS LIQUOREUX

DOMAINE LA ROCHE MOREAU, Quarts de Chaume, 2007 (A21 ; 27,70 €). Ces arômes fringants, marqué par le raisin sec, évoquent les sous-bois (feuilles, tourbes, terre mouillée). En bouche, le fruit est incisif, mordant et ces notes acidulées lui apportent beaucoup de droiture. Sur une tarte aux pommes. Mais ce vin se satisfait amplement à lui-même !

DOMAINE RICHOU, Coteaux de l’Aubance, Les 3 Demoiselles, 2009 (A45 ; 23€). Le nez est racé, complexe, droit, un poil aristo. Des effluves de cerises aux alcool s’émancipent clairement, de même qu’une minéralité qui lui confère beaucoup de profondeur. La bouche est fraiche, sur les agrumes, le pain d’épices, la fraise des bois. Un vin juste dé-li-cieux.

DOMAINE DE LA PETITE CROIX, Bonnezeaux, Prestige, 2010 (D30 ; 16 €). C’est un peu la surprise de chez, ce Bonnezeaux, appellation confidentielle s’il en est. Ce qui interpelle en premier lieu : la puissance et la tension qui se dégagent du nez, puis cette fraicheur apportée par des épices douces. Les notes de mirabelles et d’abricot sont bien là mais pas exagérément mûres. En bouche, le fruit est très joli : l’ananas et des notes de cire de miel sont très avenants. D’une belle longueur, d’un fruit gourmand, juteux, voilà un vin à découvrir.

LOIRE
BLANCS SECS

CHÂTEAU DE TRACY, Pouilly Fumé, 2010 (A62 ; 17 €). Le nez évoque le bourgeon de cassis, le fruit rouge et des fleurs fraiches. 100% sauvignon, le vin présente une belle minéralité dès l’attaque et déjà une certaine souplesse. De beaux amers (peau d’agrume) enveloppe un fruit rouge et acidulé. Un joli vin, sobre de surcroît.

DOMAINE DE MALTAVERNE, Pouilly Fumé, 2010 (C38 ; 10 €). Nous sommes encore dans cette belle appellation qu’est Pouilly Fumé, où le sauvignon est roi, comme chez sa voisine de Sancerre. Le nez, très aéré, est marqué par le silex, le champignon, sur le fruit blanc. Un classique dans ce village. C’est la texture qui a d’abord retenu mon attention. Le fruit est mûr mais sans excès. Une belle acidités et des notes poivrées donnent une belle impulsion au vin en finale.

DOMAINE AUX MOINES, Savennières, Roche aux Moines, 2009(C47 ; 18 €). Le nez affiche une sensation de sucre résiduel puis une subtile oxydation. Il annonce beaucoup de complexité. La bouche, puissante, étirée, complexe, dévoile des notes de truffe, de raisins de Corinthe et sa minéralité la rend tranchante. Un vin sans concession et d’une qualité remarquable.

LA TOUR SAINT MARTIN, Menetou Salon, Honorine, 2010, Blanc, Val de Loire (C92 ; 18,90 €). Le nez se montre très aromatique, fringant, et sauvignonne avec ses tonalités “agrume” et ses notes de poudre de pierre. D’entrée, la bouche se montre vive, fraiche et croustillante. Beaucoup de longueur et nervosité en finale. Ça, c’est bon.

DOMAINE JACQUES ROUZÉ, Quincy, 2010(D20 ; 7 €). Beaucoup de douceur dans ce vin idéal à l’apéro. Petits fruits blancs et poire titillent le nez. La bouche est tendre, sereine et vibrante avec ces notes d’agrumes persistantes. Excellent compagnon avec les copains.

DOMAINES LANDRON, Muscadet Sèvre et Maine sur Lie, Le Fief du Breil, 2010 (D67 ; 11 €). Fin et discret, le nez se montre minéral dans un premier temps avant que des notes de feuilles mortes et de fruits blancs ne s’expriment. La bouche se montre dynamique, avec une belle trame minérale et un fruit mûr. De l’allonge et une finale saline. Un bon muscadet.

DOMAINE DE L’ERMITAGE, Menetou-Salon, 2010, (D117 ; 9 €). Superbe nez de soupe de fruits rouges et blancs, avec des notes de bourgeon de cassis, de cerise, de fumet. La bouche est rafraichissante, juteuse, saline, avec de beaux amers. La finale est puissante, épicée, enlevée. Passage obligé au stand D117 !


LOIRE - ROUGES

Pas de vins rouges de Loire malheureusement retenus parmi ceux envoyés pour les dégustations VinSurVin…


PROVENCE - CORSE
BLANCS

DOMAINE DE LA CHRÉTIENNE, La Lecque, 2010 (C20 ; 16€). Un nez très plaisant, marqué par la pêche blanche et le pamplemousse. C’est très rafraichissant. L’attaque est vive et rappelle une minestrone de fruits frais. La bouche est gouteuse, savoureuse. Voici un très joli vin de soif, pour l’apéro ou sur un méli-mélo fruits-crevettes.

PROVENCE - CORSE
ROUGES

CHÂTEAU HENRI BONNAUD, Palette, 2007 (E59 ; 21€). Un nez délicat et expressif qui promet un fruit savoureux et d’une belle maturité. La matière en bouche, effectivement, se monde extrêmement savoureuse. Lovée, sensuelle, mais racée également, elle délivre des arômes de café, de chocolat et une caresse anisée en finale. Que c’est bon de déguster du vin comme celui-ci ! Avec un carré d’agneau à la provençale ou un poulet Tandoori.

DOMAINE DE TORRACCIA, Oriu, Porto-Vecchio, 2005 (G7 ; 20€). Le nez, super complexe, dévoile des notes de cerise confite, de réglisse, de moka. La bouche est très avenante, pleine, souple et joue sur les registres annoncés au nez. Les tanins sont encore vigoureux : ne soyons pas presser de le déguster. Un beau gibier ou des charcuteries de Vesco-Vatto, avec ça !

CHÂTEAU D’OLLIÈRES, Clos de l’Ermitage, Coteaux Varois en Provence, 2009 (H19 ; 19,80€). J’ai eu l’impression de déguster sur fûts, au domaine ! Le nez révèle un bel élevage sans toute fois annoncer un nez maquillé. En bouche, la nette impression de déguster du jus, un vin élaboré avec de belles baies, issues d’une belle vendange. On a même l’impression de pouvoir dissocier les cépages assemblés tant la bouche offre une palette aromatique riche et variée. J’ai adoré. Et je ne suis pas payer pour le dire ! Sur un carpaccio de bœuf.

CLOS DI SIGNADORE, A Mandria di Signadore, Patrimonio, 2009 (H43 ; 18€). Fruits, tabac, thym, maquis explosent au nez. Pour un peu, on se croirait à l’opposé de la côte ouest, du côté de la Castagniccia ! En bouche, le fruit est gourmand, juteux, dense et tranché par une superbe minéralité. Avec un cake sucré-salé ou des baignets d’aubergines.

DOMAINE DE l’OLIVETTE, Cuvée Spéciale, Bandol, 2006 (J32 ; 17,50€). Quelle jolie robe, avec ses reflets tuilés. Le nez exulte de fruits rouges et annonce une matière savoureuse. En bouche, c’est du jus, du fruit, de la gourmandise, avec des tanins encore joueurs et un milieu de bouche doté de beaux amers. Wahou ! Un civet de lapin de bruyère.

VALLÉE DU RHÔNE
BLANCS

CHÂTEAU SAINT SAUVEUR, Cuvée des Moines, Muscat Beaume de Venise, 2009, liquoreux (A44 ; 12,20€). C’est le nez qui interpelle de suite : frais, fin, floral, mêlé à à de délicates senteurs exotiques. La matière se montre savoureuse d’entrée puis sillonne en bouche grâce à une belle fraicheur et quelques notes de poivres en finale. Délicieux sur une tarte normande, ou seul !

DOMAINE DU VAL DES ROIS, Côté Lance, Côtes du Rhône, 2010 (B21, 7€). C’est sa bouche vive, énergique et agrumée (pomelo, citron) qui a attiré mon attention. Le vin s’étire assez longuement en bouche et s’accordera très bien avec des fromages à pâte pressée.

VALLÉE DU RHÔNE
ROUGES

DOMAINE LES HAUTES CANCES, Vieilles Vignes, Côtes du Rhône Village, Cairanne, 2009 (A29 ; 11,80€). Le fruit associé à des notes de torréfaction rendent le nez plaisant. La bouche exprime gourmandise et puissance. Un vin qui rappelle son cousin de Gigondas.

DOMAINE DE LA MILIÈRE, Châteauneuf du Pape, 2009 (B18 ; 21€). Le nez révèle beaucoup de finesse, des senteurs de griottes et de petits fruits noirs (cassis, mûre). Dense et mesuré dans un premier temps, le vin s’épanouit en bouche dans une finesse assez remarquable, à l’image d’un bourgogne. Tabac, thym, moka composent une bouche qui se complexifie à l’aération tout en restant encore un peu serrée. Car ce vin cache encore beaucoup de mystères, qu’il nous délivrera dans le temps. Sur une épaule d’agneau boulangère.

LE MAS DES FLAUZIÈRES, Julien, Séguret, 2009 (B28 ; 8€). Ces notes de cerise, de tabac, de cuir ne sont pas sans nous rappeler Maury ou Rivesaltes, dans le Roussillon ! La bouche est dense, puissante avec des côtés crème de cassis et des tanins qui cadrent la matière. A découvrir, notamment par les amateurs de gibier.

DOMAINE GRAND ROMANE, Prestige, Gigondas, 2009 (C46 ; 13€). Le millésime 2009, au pied des Dentelles de Montmirail, c’est du lourd ! La bouche est dominée par le fruit noir, le cèdre, le romarin, le cuir gras. Les tanins soyeux charpentent un vin doté de saveurs complexes (cumin, poivre), de fruits cuits (griotte, cassis), de réglisse noir. C’est du Grace Jones votre Gigondas, Monsieur Amadieu ! J’essaierais bien un coq au vin.

DOMAINE MICHELAS SAINT JEMMS, Terre d’Arce, Crozes Hermitage, 2009 (C73 ; 23€). Il faut s’arrêter sur les arômes qui s’échappent du verre : cassis et zan dominent les débats ; le fruit est mur, généreux sans être dénué de finesse. Place au fruit en bouche. La matière est tendre et juteuse. L’acidité bien calibrée allonge le vin qui se montre aéré en final. Du très bon travail. J’irai déguster le Cornas de la même maison.

DOMAINE RAYMOND USSEGLIO, Châteauneuf du Pape, 2009 (D86 ; 20€). Un bouquet très plaisant, automnal ce jour là puisque sous-bois, champignon, fougères s’imposaient au nez, associés à des petits rouges. La matière, souple et harmonieuse dans un premier temps révèle ensuite une envergure remarquable. Elle décline une belle palette de petits fruits très vifs, de marc de raisins et des tanins déjà bien fondus. Un très beau vin. Sur un gigot de chevreuil.

SUD-OUEST BLANCS

DOMAINE CAUHAPÉ, Jurançon, La Canopée, 2009, Blanc (B77 ; 23,50 €). Le domaine phare en Jurançon. J’ai adoré le nez : champignon, écorces de bois, miel, cire, fleur de vanille… Et cette bouche ! En dépit des notes rondes et grasses que présentent le nez, la bouche se montre, elle, vive, tendue, riche et puissante. L’équilibre fruit/acidité est remarquable. La texture est juste très belle, la minéralité saisissante et ce côté brûlant procure beaucoup d’énergie eu vin. J’adore !

DOMAINE DE LARTIGUE, Côtes de Gascogne, 2010, Blanc (F39 ; 5,50 €). Comme les arômes qui se dégagent fièrement du verre, la bouche de ce côtes de Gascogne “sauvignonne” à l’envie : agrumes, citron vert, pomelos s’imposent et apportent beaucoup de fraicheur. C’est vivifiant, rafraichissant et original sur une table. Mettez-moi un carton de 6 pour l’apéro avec les copains ! Néanmoins, je serais curieux de le redéguster dans une paire d’année.

SUD-OUEST ROUGES

CLOS DU CHÊNE, Cahors, 100% Malbec, 2009, Rouge (B3 ; 9 €). Fruits macérés, notes animales et fraicheur s’imposent de suite au nez. La bouche est dense et savoureuse, on est bien dans le Sud-Ouest ! Un vin que j’ai trouvé plein d’esprit, de bonne humeur et de modestie. Une bonne viande rouge grillée avec ce Cahors !

DOMAINE RENÉ RIEUX, Gaillac, Concerto, 2006, Rouge (C77 ; 7,50 €). Des notes de fruits noirs, de fourrure au nez. Une bouche assez ample, d’une certaine élégance et du fruit qui ne cherche qu’à s’exprimer. Voilà un vin doté d’un joli touché et d’une gourmandise tout à l’avantage de l’amateur de Gaillac. Salade de gésiers.

CHÂTEAU VINCENS, Cahors, Origine, 2008, Rouge (D54 ; 7 €). C’est son côté animal en bouche qui a retenu toute mon attention, après avoir humé un verre gorgé de fruit mûr. Un vin d’une belle densité et doté d’une acidité qu’on attendait pour trancher un peu ce fruit riche. Ajoutez-y une finale sous-bois, cuir et vous obtenez un vin globalement bien équilibré. Sur un cantal.

DOMAINE DU CRAMPILH, Madiran, Vignes Vieilles, 2007, Rouge (D65 ; 14 €). Le nez se montre très plaisant, juteux et réglissé dès l’ouverture. Loin de certains madiran un peu austère et virulent, celui-ci présente une bouche pleine de fraicheur, d’arômes de fraise, de bâton de réglisse. Un madiran qui m’a beaucoup plu. Un boudin noir sauté, compote de pommes.

CHÂTEAU DE BEAULIEU, Côtes du Marmandais, 2005, Rouge (F6 ; 9,95 €). J’adore cette légère réduction au nez qui n’est pas sans rappeler l’esprit bio, voire nature de certains vins. C’est fruit noir, animal, cuir - l’univers de la campagne, de la chasse me vient à l’esprit. La bouche est juteuse et gorgée de fruits rouges, sur la finesse et non la force. Le vin impose beaucoup de puissance en finale, de la gourmandise et des épices revigorantes. S’expriment ici toute la connaissance du terroir, l’alchimie des cépages (Merlot (25%), Cabernet-Franc (25%), Cabernet Sauvignon (20%), Syrah (15%), Malbec (13%), Abouriou (2%)) et la maîtrise de l’élevage. Un vin joliment fait, un côté atypique. La découverte dans cette région Sud-Ouest. Sur un gibier.

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DATES ET LIEU

HALLE TONY GARNIER

27 octobre: 15h-22h

28-29-30 octobre: 10h-20h

31 octobre: 10h-18h

Fermetures des portes au public 1/2 heure avant la fermeture des portes du salon


TARIFS D’ENTREE

Plein tarif : 6 Euros
Réduction :
3 Euros (groupe de 20 personnes au minimum et étudiants munis d’une carte en cours de validité)
Gratuité :
• Journaliste sur présentation d’une carte en cours de validité.

• Enfant de moins de 15 ans, accompagné d’un adulte (sans remise de verre).

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Avec WINETAGE pour iPhone, pas besoin d’imprimer la sélection !

Sélection en ligne sur l’appli, samedi 15 octobre 2011.

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VinSurVin utilise une cave à vin WINCAVE

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14 October 2011

Salons des Vignerons Indépendants 2011

vifvinsurvinPour la troisième année consécutive, les Vignerons Indépendants de France ont demandé à votre humble serviteur de dresser une liste de ses vins préférés au Salon de la Porte de Versailles. Comme si ça ne leur suffisait pas, ils m’ont aussi demandé de le faire pour les salons de Lyon (en ligne vendredi 14 octobre, à minuit) et de Lille. Parmi plus de 500 échantillons dégustés, pourquoi un tel et pas un autre ?

Read more…

14 October 2011
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