La musique adoucit les moeurs, oh ! (les meursault, les… bon, ok, j’arrête). Je sais pas vous, mais moi, quand j’entends le mot “Bourgogne” (je vous rassure, je ne sors pas mon revolver), j’entends Charles Aznavour chanter “La Bourgogne, la Bourgogne”. A moins que ce ne soit Gossip ou les Arctic Monkeys.
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Attends, jeune ! Ce n’est pas parce que cette chronique démarre par une référence à un chanteur que tu trouves complètement has been (et tu as tort, jeune) qu’il faut que tu quittes ce blog sur lequel tu es tombé complètement par hasard ! On va parler de Gossip, Muse, et même de Scarlett Johansson (ça y est, c’est fait).
Les blancs.
Domaine Olivier, Père et Fils Antoine, Santenay Le Beviaux, 2008, blanc, (15,80€ ; stand D9). Voilà un vin qui semble tout droit sorti de la Nouvelle Star. Et ce n’est pas un reproche (j’adore les qualifications, moi, à la Nouvelle Star. D’ailleurs, je m’inscris l’année prochaine). Il est
tout jeune, tout timide à l’ouverture, réservé. Et puis, progressivement, il s’ouvre et montre qu’il a du coffre ! Ses notes guillerettes de citron vert bien net et de pomelos sont fort bien accordées. Sa gamme d’arômes très plaisante joue sur les majeur/mineur. Et il sait charmer son public. C’est bon, c’est tendu comme une corde de mi. Et ça a du peps en finale (de la Nouvelle Star, of course) !
Domaine Abelanet-Laneyrie, Pouilly-Fuissé, Cuvée Prestige, 2008, blanc, (16,50€ ; D43). Bon, alors là, j’ai envie de dire Joe Dassin, On ira où tu voudras quand tu voudras car on baigne dans le slow de la mort, le charme, le glamour, tellement le vin se love dans la bouche et donne envie d’inviter au quart d’heure américain la grande blonde de la table de gauche afin d’éventuellement voir s’il n’y aurait pas une ouverture mais bon, c’est peut-être moi qui extrapole. Eventuellement, Michel, si tu sens qu’il y a une ouverture avec ta collègue de bureau (la blonde aux gros s pulls en laines), achète ça, tu devrais pouvoir conclure. Crois-moi. (Maintenant si elle est rousse, tu peux aussi essayer). Un poulet au citron, des fromages secs.
Domaine Berthenet, Montagny 1er Cru 2008, blanc, (14,55€ ; H2). Comme un bon vieux morceau de rock’n'roll des familles, voilà un vin qui a la pêche (surtout ses arômes). Son disque aux reflets verts attire l’œil dans les rayons et lui donne un style forcément jeune. Ça, c’est pas de la
soupe (à part de fruits blancs relevés par de la fraise) ! Et puis on aime son côté gousse de vanille (n’est-ce pas les filles ?!). Dans la bouche, ça vibre, ça move, ça screw. A l’apéro, sur un filet de limande à l’oseille, des ris de veau, un fromage de brebis.
Les rouges.
Domaine Christophe Savoye, Cuvée Loïc, Chiroubles, 2009, rouge (7,75€ ; C15). Avec ses couleurs flashy, on se croirait à Harlem en 1982 ! Qui dit chiroubles, appellation du Beaujolais, dit cépage gamay ! Et le gamay, ça sonne américain, ça smurf, mon frère. On dirait du Beat It de Mickaël Jackson dans le radio ghetto blaster
Bonbon créma en bouche, moon walk sur le sol granitique, matière chorégraphique sur la puissance et finale explosive. Yo ! Charcuteries, entrecôte grillée, rouelle de porc aux girolles. Ou à l’apéro en écoutant Gossip. A donf.
Domaine Pagnotta, Clos Voyens, Mercurey 1er Cru, rouge, 2008 (11,00€ ; D36). Une découverte Printemps de Bourges ? Transmusicales de Rennes ? Non, VinSurVin de Paris ! Impossible de ne pas faire référence à Queen à l’évocation de ce (Freddy) Mercurey, notamment car il se pare de ses plus beaux apparats, brillants, sexy, et culottés. Mais je pense aussi à Paul Anka (photo) reprenant Smells Like Teen Spirit de Nirvana. Quel Crooner ce vin avec ses arômes de tabac, de musc, surélevés par des parfums agrumés. En bouche, ça swing, ça sort les cuivres, ça jute ! Bœuf braisé aux carottes, carré
d’agneau rôti, Saint-Nectaire.
Domaine Girard Jean-Jacques Savigny-les-Baunes 1er Cru, Les Lavières, rouge, 2006 (19,00€ ; H28). Un coup de cœur gros comme une vidéo de Wynton Marsalis qu’on viendrait de découvrir, un clip de Radiohead (photo) sur lequel on s’enivre, une sonate de Mozart oubliée. Alors, vous savez, les caractéristiques de ce vin, après, c’est de la littérature. Caille au raisin, chevreuil, darne de thon rouge quasi de veau.
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Tags: bourgogne, champagne, chiroubles, côte de beaune, mercurey, montagny, pouilly-fuissé, santenay, savigny-les-beaunes, vignerons indépendants


March 12th, 2010 at 10:31 pm
J’adoooorrreeee Domaine Girard :). On y est passé avec une bande de potes en NOV 2009: super bien recu, on a dégusté toute la cave, 3h au fond du chai, à discuter, rigoler et goûter les nectars de ce grand vigneron: on avait beaucoup aimé son pernand vergelesses 1er cru ’sous frétilles” 08 excellent! son Aloxe 2008 aussi et son savigny-les-beaunes 1er cru etc… on a pu goûter au corton charlemange 2002 et 2007…Je ne peux que vous conseillez un STOP au stand H28.
Dèjà à pour la selection de NOV 09, fabrice m’avait sorti 2 de mes vignerons préférés…et ca continue !
March 13th, 2010 at 1:54 pm
Bonjour Laurent,
Je suis ravi de constater que de vrais amateurs de vin approuve ma sélection. J’espère que vous ferez de belles découvertes dans d’autres régions ! Bon salon et bonnes dégustations !
Fabrice.